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Grève nationale: le message de Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, à ceux qui ne la cautionnent pas

La secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska, était l'invitée de la Matinale de Bel RTL ce mercredi à 7h50. Elle a répondu aux questions de Martin Buxant.

Martin Buxant recevait Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, en ce jour de grève nationale.

Ce mouvement de grève, il va être suivi comment? Quel est le thermomètre de suivi de cette grève?

"D'abord, ce n'est pas une grève syndicale, elle est menée par les travailleurs sur le terrain, donc dès 4h ce matin, les piquets étaient installés partout dans le pays, par des délégués, par des travailleurs, qui disent qu'ils ont besoin de respect aujourd'hui, et qu'ils aspirent aussi à vivre dignement, et pas simplement à survivre. J'étais à Zaventem ce matin, sur les piquets, il y avait des travailleuses qui avaient des contrats à temps partiel, qui gagnent moins de 14 euros de l'heure, dont on vient de supprimer les chèques repas, elles disent qu'aujourd'hui, le boulot, ça devient vraiment compliqué".

Vous avez l'impression qu'il va être fort suivi ce mouvement-ci?

"Aujourd'hui je peux vous dire que le mouvement est suivi, bien suivi, partout et dans tous les secteurs".


Qu'est-ce que vous dites à ceux qui ne cautionnent pas cette grève et qui se sentent aujourd'hui pénalisés dans leur quotidien?

"Je leur dis que nous nous battons pour l'ensemble des travailleurs de ce pays, que quand il y a des augmentations salariales, ces mêmes travailleurs, qui aujourd'hui, ne font pas grève, bénéficient aussi de ces augmentations de salaire. Que quand on se bat pour des fins de carrière qui sont aujourd'hui difficiles, puisqu'on ne peut plus partir avant 60 ans dans un crédit-temps, à mi-temps par exemple, si on peut revenir sur 55 ans, ça bénéficiera à tous les travailleurs et travailleuses de ce pays".


La grève, aujourd'hui, elle fait mal à qui? Elle fait mal aux entreprises? Elle ne fait pas mal au gouvernement…

"Elle témoigne d'abord du fait que celles et ceux qui produisent la richesse de ce pays sont les travailleurs. Quand le pays est à l'arrêt, on voit que ce sont les travailleurs et les travailleuses, au quotidien, qui produisent la richesse. Je peux vous donner un exemple très concret: à la commission européenne aujourd'hui, on ne peut pas entrer dans le bâtiment, parce qu'il n'y a pas de sécurité, puisque les services de sécurité sont à l'arrêt. Pour faire tourner une institution comme la commission européenne, ce sont les travailleuses et travailleurs qui font du catering, du nettoyage et du gardiennage qui sont les 'fourmis' mais qui travaillent".

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