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"J'ai l'impression que l'on me fait un croche-pied à 5 m de l'arrivée": des échevins doivent céder leur place car... ils ne sont pas du bon sexe

COMMUNALES 2018

Cause de la brouille : un décret wallon voté il y a un an. Le texte est clair. Le tiers au minimum des membres du collège des bourgmestres et échevins sont du même sexe. Il faut donc au minimum un tiers d’hommes ou un tiers de femmes. Résultat: certains échevins ne peuvent plus siéger car ils n’ont pas le sexe adéquat. Le plus souvent, un homme est remplacé par une femme. Explications avec Nathan Skweres et Stephane Wery dans  "C’est pas tous les jours dimanche".

Malgré leur nombre de voix suffisant, des politiques se voient contraints de céder leur place. La cause: ils ne sont pas du bon sexe. C’est notamment le cas Vincent Renson, échevin sortant à Wasseiges en province de Liège, Daniel Delvaux, échevin de Verlaine, également en province de Liège ou encore de Christian Petit, candidat à Sivry-Rance dans la province du Hainaut.

Tous ces hommes ont recueilli un nombre important de voix mais il leur est impossible de siéger en raison du décret wallon voté l’an dernier qui impose désormais "un tiers minimum de membres du même sexe" au sein des collèges communaux et provinciaux de Wallonie.


Pas assez d'hommes à Donceel

Conséquence: les colistières de ces hommes, qui ont réalisé moins de voix de préférence qu’eux, deviendront donc échevines, parce qu’il y a déjà trop d’hommes dans leur collège.

"J'ai l'impression d'avoir raté un contrôle. Je fais 124 voix en plus, les gens ne comprennent pas", explique Vincent Renson, échevin sortant à Wasseiges. Avant d'ajouter: "Je le vis très mal, j'ai un sentiment d'injustice. Je suis coupé dans mon élan. J'ai l'impression que l'on me fait un croche-pied à 5 mètres de l'arrivée"

"Il faut rappeler que le décret a pris du temps avant d'être voté à l'unanimité au Parlement wallon (...) Pour faire avancer dans les collèges, on met en place cette politique de représentation plus équilibrée. On n'est pas encore à la parité (...)", justifie Hélène Ryckmans, députée wallonne, députée au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles et Sénatrice - Conseillère communale élue de Chastre - Ecolo.

A Donceel, dans la province de Liège, c’est l’inverse qui se produit. Isabelle Riga ne peut pas siéger car il n’y a pas assez d’hommes dans son collège.

Lors de ces élections communales, le principe de tirette était appliqué pour la première fois. Celui-ci imposait le principe de l'alternance homme-femme sur les listes électorales afin d’obtenir la parité. Mais manifestement, dans de nombreuses communes, on n’a pas suffisamment voté pour des femmes.

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