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Jacqueline Galant dans la tourmente: son explication sur les frais d'avocats ne convainc pas l'opposition

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L'opposition a mis la pression sur Jacqueline Galant ce mercredi. La Ministre de la Mobilité MR doit s'expliquer sur un montant de 400.000 euros octroyé à un bureau d'avocats sans appel d'offres. Près d'un demi-million dépensé pour rien d'après nos confrères de l'Echo, car le travail portait sur des projets déjà approuvés. Un sujet développé par Benoit Duthoo et Xavier Gérard dans le RTLinfo 19H.

L'affaire porte sur une mission confiée au cabinet Clifford Chance pour conseiller la ministre Jacqueline Galant dans le domaine aérien. Montant du contrat: 400.000 euros. Une procédure qui nécessite un appel d'offre auprès de trois cabinets d'avocat, de demander l'avis d'un inspecteur des Finances, et d'avoir l'accord du ministre du Budget ainsi que du Conseil des ministres. Rien n'a cependant été fait. "C'est totalement irrégulier et illégal. Elle n'a pas répondu à nos questions cette après-midi en Commission. Je lui demandais simplement le contrat qu'elle avait signé, pour quel montant, et pourquoi il n'y avait pas d'appel à la concurrence", estime Georges Dallemagne, député fédéral cdH.


Jacqueline Galant renvoie la balle à son administration

Dans des copies d'emails brandis par le cdH, on constate pourtant que l'administration avait parlé de la procédure d'appel d'offres auprès de la ministre. "Nous, nous avons proposé trois bureaux d'avocats qui pouvaient être consultés pour ce dossier spécifique. C'est ensuite l'administration qui a instruit le dossier. Ce n'est pas le cabinet qui instruit le dossier. Logistiquement ce n'est pas le cabinet qui paie les factures, c'est l'administration. C'est donc elle qui doit suivre les procédures ad hoc", se justifie Jacqueline Galant.

"La ministre dit 'Ce n'est pas moi c'est l'autre', et elle renvoie vers des fonctionnaires de son administration", juge Karine Lalieux, députée fédérale socialiste. "J'aime de lui rappeler que la responsabilité politique repose sur la ministre, pas l'administration", ajoute-t-elle.


Tensions entre Jacqueline Galant et son administration

En réalité, ce dossier met en évidence de réelles tensions entre la ministre Jacqueline Galant et le responsable de l'administration Mobilité, Laurent Ledoux. "C'est un moment crucial pour un dossier très important, pour trouver des solutions structurelles à propos du survol de Bruxelles et sa périphérie. Et on arrive avec un patacaisse énorme où une ministre ne peut plus suivre, ou n'arrive pas à travailler avec son administration", affirme le député écolo Benoît Hellings.

L'opposition avait souhaité entendre ensemble la ministre et M. Ledoux. Jacqueline Galant ne l'a pas souhaité, M. Ledoux sera donc entendu ultérieurement.

 

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