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Jan Jambon nommé formateur d'une "coalition de perdants" en Flandre

Le gouvernement flamand sera une suédoise bis, soit N-VA, CD&V et OpenVld ensemble comme lors de la précédente législature.

Jan Jambon a été nommé formateur d'une coalition suédoise bis en Flandre, apprend-on ce lundi. L'informateur Bart De Wever cède donc le relais à celui qui se disait encore avant les élections candidat au poste de Premier ministre belge, pour former un gouvernement flamand identique au gouvernement sortant. Le Vlaams Belang, Groen et le sp.a iront donc dans l'opposition. Selon M. De Wever, une coalition flamande avec le CD&V et le sp.a aurait compté une trop courte majorité. Il est également apparu que le Vlaams Belang n'est pas un parti de gouvernement, a déclaré le président du parti nationaliste.

"Après les élections, on a cherché une coalition cohérente au niveau flamand. On a voulu tenir compte des résultats des élections, mais on a constaté que c'était impossible d'achever une majorité avec le Vlaams Belang, qui est malheureusement le seul gagnant. On a donc cherché la formule la plus cohérente possible qui est la Suédoise au niveau flamand. On a déjà eu beaucoup de pourparlers sur le contenu avec les deux partenaires, assez pour écrire une note de formation qui a été acceptée comme base de négociations. On entre donc maintenant dans la phase de formation flamande."

Le CD&V et l'OpenVld ont accepté l'invitation de la N-VA.

Trois partis en baisse au pouvoir

"Ce sera une coalition de perdants, avec en outre des tensions entre la N-VA et le CD&V. Elle posera également un problème au niveau fédéral, où le sp.a aurait pu être un lien important avec le PS", analysait Dave Sinardet vendredi dernier.

Interpellé ce matin sur cet aspect, Eric Van Rompuy, député CD&V, a laissé paraître un certain agacement: "Mais tous les partis ont perdu. La N-VA a perdu. Nous avons perdu 8 sièges. L'Open Vld en a perdu 3. Le seul vainqueur des élections, c'est le Vlaams Belang (+17 sièges)", a-t-il voulu rappeler. Une affirmation pas tout à fait exacte puisque, outre le parti d'extrême droite, le parti écologiste Groen a réussi une progression aux élections régionales flamandes, gagnant 4 sièges supplémentaires au parlement.

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RTL INFO


Objectif: taux d'emploi de 80%


Bart De Wever a publié ce lundi matin une note de départ pour les négociations gouvernementales flamandes, alors que les directions des 3 partis se réunissent.

Le futur gouvernement flamand veut aider au moins 120.000 Flamands à trouver un emploi ces prochaines années. Objectif: un taux d'emploi de 80%. En 2018, le taux d'emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans s'élevait à 74,6% en Flandre. "Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour que tous les Flamands, sans distinction aucune, soient tentés par le travail. Parce qu'un emploi est non seulement le levier le plus important dans la lutte contre la pauvreté, mais est également la clé du bien-être personnel et social", précise M. De Wever.

Sa note indique encore que l'agence flamande pour l'emploi VDAB (l'équivalent du Forem en Wallonie et d'Actiris à Bruxelles, ndlr) doit renforcer sa coopération avec les autorités locales et les entreprises. De cette manière, les demandeurs d'emploi, les nouveaux arrivants et les personnes inactives pourront être guidés de manière intensive par une formation, un recyclage et une voie d'accès au travail. "Chaque nouvel arrivant ayant une perspective professionnelle sera également obligé de s'inscrire auprès du VDAB", poursuit l'informateur.


Objectif: référence mondiale en termes d'innovation

M. De Wever préconise aussi que la Flandre devienne une "référence mondiale" en termes d'innovation, de transformation numérique et de technologie. La Flandre doit pouvoir concurrencer les grands pays scandinaves et se hisser parmi les principaux acteurs européens, estime-t-il encore. Cela se fera avec "un capital de risque supplémentaire, des investissements ciblés dans la recherche et le développement, un réseau 5G à l'échelle de la Région, des procédures d'octroi de licences flexibles et une formation de haut niveau", poursuit le document.


Pas trace de 3 mesures écolo


Le texte initial de l'informateur Bart De Wever stipule que la Flandre doit œuvrer pour la transition vers une société à faibles émissions de carbone. Cela doit être fait principalement en accélérant l'innovation, car c'est la "clé" de la réalisation des engagements contractés par la Belgique et la Flandre dans un contexte européen. La note ne reprend nulle part la proposition d'instaurer une taxe kilométrique - déjà enterrée en avril dernier par le ministre flamand sortant de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA) - ou une consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes. Quant au "betonstop" (l'interdiction, d'ici 2040, de toute forme d'urbanisation d'espaces ouverts), il est remplacé par un "bouwshift" ("décalage de construction").

Cette "note de départ", doit servir de document de base - il n'est pas "à prendre ou à laisser", a précisé la N-VA - prend aussi en compte la responsabilité et la solidarité comme principes directeurs.

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