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L'accord sur une hausse des salaires peut-il être sauvé? Tout le monde s'est retrouvé ce matin

Le gouvernement et les partenaires sociaux se sont retrouvés mercredi au Lambermont pour tenter de sauver l'accord interprofessionnel après le rejet exprimé la veille par la FGTB. L'un des enjeux de la discussion est la préservation de la marge salariale négociée. Selon le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, il s'agit d'éviter le "chaos". Notre journaliste Loïc Parmentier a interrogé le patron des patrons, l'administrateur délégué de la FEB (Fédération des entreprises de Belgique) à son arrivée. Celui-ci réclame l'exécution intégrale de l'accord. Ou rien ? "On discute d’abord : qui peut faire quoi à quel moment ?", a poursuivi Pieter Timmermans.

Le ministre Kris Peeters s'est montré discret sur les issues qui s'offrent aux partenaires sociaux et au gouvernement. Il a toutefois assuré que, malgré les affaires courantes, l'exécutif pouvait encore agir.

Dans les rangs syndicaux, la CGSLB, le syndicat libéral, estime que le gouvernement peut faire passer la norme salariale -l'un des motifs du rejet par le syndicat socialiste- par la voie d'un arrêté royal, le reste pouvant être réglé par les partenaires sociaux entre eux.

Le président de la FGTB, Robert Vertenueil, juge pour sa part que des accords partiels sont encore possibles, par exemple sur les RCC (ex-prépensions). Quant à l'enveloppe bien-être, elle peut également être utilisée puisqu'il s'agit d'un sujet négocié en parallèle de l'accord interprofessionnel. "On peut trouver des solutions ponctuelles sur certains dossiers", a-t-il souligné.

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