L'analyse de notre spécialiste sur la crise au Parlement wallon: "Le premier scénario envisagé était de fermer la boutique"

Invité sur le plateau du RTL INFO 13h, Antonio Solimando a commenté la situation au Parlement régional. Le gouvernement wallon MR-cdH y a perdu sa majorité. Deux députés ont quitté les rangs du MR pour rejoindre le nouveau parti créé par Alain Destexhe (lui-même ancien MR).

La fin de la législature s'annonce compliquée en Wallonie. Et c'est d'abord le dossier des APE, les aides à la promotion de l'emploi, qui risquait de ne pas être voté durant cette législature (qui se termine en mai avec les élections). Après plus d'un an de travail, le gouvernement wallon a décidé d'injecter 1 milliard d'euros dans des emplois publics. Mais Alain Destexhe s'est opposé ce matin sur Bel RTL aux APE, dont il considère qu'un certain nombre "n'a pas d'utilité". Les députés qui l'ont rejoint menaçaient donc de voter contre cette réforme des APE.

En plus de ces désertions au sein du MR, le député cdH Maxime Prévot (aussi bourgmestre de Namur) est absent. Il ne peut donc pas apporter sa voix à son camp et à la coalition MR-cdH.

Notre spécialiste en politique, Antonio Solimando, a donné son analyse dans le RTL INFO 13H:

Ce n'est pas pour rien que, ce matin, le premier scénario qui avait été envisagé par la majorité, c'était carrément de fermer la boutique. Donc de boucler les travaux du Parlement de Wallonie dès aujourd'hui. On n'aurait plus eu le moindre décret voté d'ici la fin de la législature.

Finalement on est arrivé à une solution de compromis, avec ce report de 15 jours. Dans 15 jours, la majorité pourra à nouveau compter sur Maxime Prévot et sa présence pour faire probablement voter le texte sur la réforme des APE. A condition, ici aussi, que les députés de la Liste Destexhe ne changent pas d'avis et s'abstiennent toujours.

Et puis, pour le reste, ça reste très incertain. Tous les dossiers vont être mis sur la table par la majorité. Sur ces dossiers, MR et cdH espèrent l'un ou l'autre appui d'Ecolo et du PS pour faire le nombre. Ce qu'ils ne sont pas, entre guillemets, prêts à faire. Mais pour pouvoir faire le nombre, ils auront besoin de cet appui. Et surtout, selon la majorité, pour ne pas dépendre sur chaque dossier de cette espèce de chantage, c'est le mot utilisé par la majorité, des députés dissidents du MR.

 

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