En ce moment
 
 

La Belgique sans courant: la faute d'Ecolo?

La Belgique sans courant: la faute d'Ecolo?
 
 

Jean-Marc Nollet, Chef de groupe Ecolo à la Chambre, était l'invité de la rédaction de Bel RTL ce matin. Il répondait aux questions d’Antonio Solimando.

On parle beaucoup du black-out qui pourrait avoir lieu cet hiver. Ce jeudi matin sur Bel RTL, Antonio Solimando a demandé à Jean-Marc Nollet d’Ecolo si c’était de la faute de son parti.

Antonio Solimando: Une partie de la Belgique peut-être sans courant cet hiver, c'est en partie la faute d'Ecolo

Jean-Marc Nollet: En quoi? Absolument pas évidemment.

Antonio Solimando: La sortie du nucléaire par exemple qui a été décidée notamment par Olivier Deleuze il y a dix ans?

Jean-Marc Nollet: Il faut être très clair. Ce qui se passe aujourd'hui dans le secteur du nucléaire et qui est inquiétant n'a absolument rien à voir avec la loi de sortie du nucléaire. Prenons Doel 4, le sabotage, la fuite d'huile, cela n'a rien à voir avec la sortie du nucléaire. Prenons la situation de Tihange.

Antonio Solimando: Si on en est là ce n’est pas parce qu'on a prévu la fermeture des centrales et donc on n'a plus investi dans ces centrales?

Jean-Marc Nollet: Excusez-moi mais les microfissures ne sont pas liées à la loi de sortie du nucléaire. Par contre, elles sont liées à une certaine forme d'opacité dans ce milieu-là avec une certitude que tout va bien fonctionner, avec un petit monde qui travaille sur lui-même, qui est assez fermé et qui s'autocontrôle mais qui, quand il y a un problème, un peu comme le secteur des banques a pu le faire lors de la crise économique en 2008, vient pleurer, vient sonner auprès du gouvernement fédéral.

Antonio Solimando: L'Etat n'a pas été assez prudent alors ici?

Jean-Marc Nollet: Je pense que les 2, 3 derniers gouvernements n'ont pas encore anticipé sur les problèmes inhérents à un secteur comme celui du nucléaire. Vous savez, c'est une question de sécurité avant tout. Sécurité pour les gens qui travaillent dans les centrales. Sécurité pour les gens qui habitent aux alentours des centrales. Mais quand on dit aux alentours, c'est dans un périmètre de 30, 40 km voire plus en cas d'incident grave. On ne peut pas badiner avec ce genre de dossier-là or, tout cela a été laissé dans les mains d'Electrabel devenu Suez.

Antonio Solimando: Vous reprochez la privatisation et le manque de contrôle après?

Jean-Marc Nollet: Et le manque de transparence également. Aujourd'hui, on ne sait pas exactement quelle est la situation et quelle est la capacité de ces centrales à redémarrer. C'est la raison pour laquelle Groen les écologistes ont demandé une réunion d'urgences.





 

Vos commentaires