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La mauvaise forme de la N-VA, le PTB en baisse, la popularité de Theo Francken: voici les grands enseignements du Grand Baromètre (vidéo)

Le sondage politique trimestriel réalisé par Ipsos pour RTLinfo et Le Soir, montre un paysage politique relativement stable dans le pays, toute région confondue. Quels enseignements en retirer? Le politologue Pascal Delwit était l’invité du RTLinfo13H et a répondu aux questions de Simon François.


1)
 Côté francophone, l’une des surprises de ce sondage se situe du côté des partis antisystèmes. A la gauche de la gauche, le PTB baisse, à la droite de la droite, le Parti Populaire gagne des points? 

"Exactement, on est dans une dynamique un peu inversée. Après, il faut bien souligner que le PTB était arrivé très haut donc c’est logique qu’il descend un peu mais il est clair que le changement d’agenda médiatique-politique-social pâtit au PTB et profite au Parti Populaire."


2)
 Côté Flamand, on retient la mauvaise forme de la N-VA, comment l’expliquer? 

"Il y a eu une fuite en avant de la N-VA depuis maintenant six mois et une partie de l’électorat envoie peut-être un message au parti nationaliste. Un électorat libéral qui peut accepter les positions socioéconomiques de la N-VA mais qui n’accepte pas le côté parti démocratique que se donne la N-VA pour l’instant. Peut-être que c’est un signal. C’est important car dans l’imaginaire, on disait que la N-VA était le seul parti qui ne craignait pas des élections fédérales anticipées. Ce sondage va peut-être ramener les choses à d’autres proportions. Il va en tout cas introduire plus d’incertitudes."


3)
 A Bruxelles, en revanche, les nationalistes se profilent comme un parti incontournable aux prochaines élections? 

"Il faut être prudent, car le sondage est fait sur des intentions de vote aux élections fédérales. On ne peut pas si facilement transposer aux élections régionales, mais il faut bien observer qu’effectivement la N-VA atteint 6,7% à Bruxelles, ce qui lui permettrait d’avoir un siège au fédéral. Si ce résultat se transposait aux élections régionales, cela rendrait sans doute la N-VA difficilement contournable au pouvoir régional. Après, il faut souligne qu’il est très difficile de sonder à Bruxelles. Les résultats dans cette région sont toujours plus fragiles."


4)
 Un mot des personnalités préférées, en Wallonie, Theo Francken se classe quatrième, juste derrière Elio Di Rupo, ses déclarations polémiques font sa popularité, même au sud du pays?

"En partie oui. C’est une personnalité très médiatisée depuis le début de la législature et on sait que les hommes politiques médiatisés sont aussi dans une certaine mesure les plus populaires. C’est une forme de cercle qui s’entretient. Il incarne ce côté ethnocentrique et cet appel à l’autorité ainsi qu’une forme d’approche du discours hors des conventions traditionnelles qui peut déboucher sur une cote de popularité, mais pas nécessairement sur une traduction électorale dans les urnes." 

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