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La proposition choc de Lutgen: "Un parcours citoyen obligatoire de 100 jours pour tous les jeunes Belges"

  • Lutgen explique son idée choc: un parcours citoyen obligatoire de 100 jours

  • Parcours citoyen obligatoire: "Il y aura des sanctions"

 
 
 

Martin Buxant a reçu le bourgmestre de Bastogne, Benoît Lutgen. Le président du cdH est venu défendre son projet de parcours citoyen obligatoire. Un parcours qui durerait 3 mois et qui pourrait être réalisé en plusieurs fois.

Selon Benoît Lutgen, le président du cdH, un parcours obligatoire citoyen permettrait aux jeunes Belges de renforcer leur sentiment d'appartenance à la société et de partager les mêmes valeurs. Des sanctions seraient prévues en cas de refus de participer à un tel projet, mais l'humaniste ne les a pas détaillées.

Martin Buxant: C'est la rentrée politique, vous Benoît Lutgen, vous venez avec un projet qui est un parcours citoyen obligatoire de 100 jours. Quel en est l'objectif?

Benoît Lutgen: Permettez-moi d'abord d'exprimer ma solidarité avec le peuple italien et la communauté italienne de Belgique. (…) Un parcours citoyen, c'est fait pour renforcer les valeurs fondamentales que tout le monde doit partager dans notre population. La liberté, la tolérance, de lutte contre toute forme d'extrémisme, de reconnaissance de l'Autre, de ses différences, des croyances et non croyances. Bref, faire socle. C'est aussi donner de l'unité à notre pays à travers l'ensemble des citoyens. Etre citoyen, c'est aussi s'engager pour les autres. Un parcours citoyen obligatoire permettrait de renforcer ce sentiment d'appartenance d'une part, au pays mais aussi aux valeurs qu'on veut défendre.

Pourquoi obligatoire? Car aujourd'hui, il y a des centaines de milliers de jeunes qui font un parcours citoyens et je les salue. Ils s'engagent dans les mouvements de jeunesse, dans une association culturelle, dans une association environnementale.

M. B.: Mais est-ce qu'on a besoin de structurer ça?

B. L.: Ils donnent d'eux-mêmes aux autres: ça change aussi la vie. Vous êtes allé au Patro, pendant 15 ans, vous avez fait un parcours citoyen différent car vous avez appris à donner de vous-mêmes aux autres. Vous avez appris à mieux comprendre la société et les différences des autres.

M. B.: Et les clubs sportifs?

B. L.: Là où il y a de l'éthique, là où on met en avant le fair play, le respect, la tolérance, le goût de l'effort, bien sûr. (…) Ce que je veux c'est que tous les jeunes participent à ces activités et fassent en sorte de renforcer ce sentiment d'appartenance à notre pays, la fierté d'être citoyen belge mais aussi au-delà, des valeurs qui doivent être ancrées au plus profond de chacun.

M. B.: Vous n'êtes pas nostalgique du service militaire, mais vous dites que quand même ça inculquait certaines valeurs.

B. L.: Il n'est pas question de remettre en place le service militaire. Le service militaire permettait d'avoir un brassage social. Je propose le même brassage mais aussi avec la souplesse nécessaire car on peut réaliser ce parcours de 100 jours entre ses 16 ans et ses 35 ans, en fonction de son parcours de vie. (…) Ceux qui voudront le faire en une fois, 3 mois, le pourront. Ceux qui voudront le faire en trois fois, le pourront aussi. S'ils veulent le faire un jour par semaine ou autrement, ils auront la liberté de le faire.

M. B.: Est-ce qu'il y aura des sanctions financières pour ceux qui refusent de faire ce parcours?

B. L.: Quelqu'un qui refuse, alors que c'est une obligation, de participer, d'être citoyen, et de s'enrichir, c'est qu'il y a un gros problème avec cette personne.

M. B.: Des sanctions?

B. L.: La première sanction, ce sera notamment vis-à-vis des employeurs. Ce serait très étonnant pour un employeur d'engager une personne qui n'a pas voulu faire ce parcours. Autre chose, il faudra prendre en compte la réalité de cette personne, et intervenir avec des équipes pour aller au plus près de cette réalité et prendre les sanctions les plus adéquates à l'égard de cette personne.




 

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