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La Wallonie sanctionne plus les chômeurs que la Flandre

(Belga) Au premier trimestre 2018, 670 chômeurs ont été sanctionnés en Flandre pour ne pas avoir suffisamment recherché un emploi. En Wallonie, ce sont 2.707 chômeurs qui ont écopé d'une sanction durant cette période, selon des chiffres de l'Onem consultés par Belga.

Il s'agit de sanctions au sens strict: pas d'avertissements mais une allocation moindre ou la suspension de l'allocation de chômage voire l'exclusion. Au premier semestre 2015, lorsque la matière était encore fédérale, 2.171 chômeurs avaient été sanctionnés en Flandre. En Wallonie, ce chiffre est passé de 6.119 à 2.707 et à Bruxelles de 1.933 à 146. Par rapport au premier semestre 2015, pour toute la Belgique, on est passé de 10.279 sanctions à 3.571. Ces sanctions sont prises dans le cadre de l'activation du comportement de recherche d'emploi (disponibilité active). Autrement dit, les chômeurs reçoivent une allocation mais doivent activement rechercher un emploi. Les chômeurs en disponibilité passive ne doivent pas solliciter un emploi mais ne peuvent pas éviter un emploi proposé par un service régional d'emploi (VDAB, Forem, Actiris). "Le gouvernement fédéral a fait le choix de ne pas limiter les allocations dans le temps. C'est un choix politique. Cela signifie dès lors que le contrôle de la recherche d'emploi des chômeurs devrait se faire de manière efficace, ce que les chiffres ne laissent pas supposer", a indiqué Monica De Jonge, directrice générale de la FEB. L'été dernier, le gouvernement fédéral s'est prononcé sur une dégressivité accélérée des allocations de chômage. (Belga)

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