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Le budget wallon 2019, "une véritable imposture" pour l'opposition socialiste

(Belga) "Le gouvernement wallon parle de retour à l'équilibre en 2019 en se gardant bien de souligner que dans le même temps, il a creusé la dette de 2,5 milliards additionnels d'euros en moins de deux ans. C'est une vraie imposture", a réagi samedi après-midi le PS.

Dans la matinée, la majorité wallonne MR-cdH a présenté son budget 2019, marquant un retour à l'équilibre de la Région un an plus tôt que prévu. "Nous sommes face à un exercice de communication politique et non pas à un budget vérité", a poursuivi l'opposition socialiste en regrettant par ailleurs l'absence de transparence. "Si le gouvernement wallon détaille toute une série de dépenses nouvelles, il ne détaille nullement les économies décidées et recourt à nouveau à la technique du 'solde du regroupement économique' pour boucler son budget. En d'autres mots, il spécule sur une non-utilisation des crédits inscrits et sur des bonis dans les organismes publics régionaux susceptibles de dégager un surplus", a-t-elle ajouté. Selon le PS, le solde brut à financer - la dette - a bondi de 10% par rapport à 2018, avec 1,26 milliard à emprunter. Quant aux dépenses, elles ont progressé de 1,42 milliard par rapport à 2018, alors que les recettes n'ont augmenté que de 327 millions. "On ne peut parler dans ces conditions d'un retour à l'équilibre", a encore estimé le parti socialiste. "Le gouvernement dit qu'il n'y aura pas de nouvelle taxe alors qu'il a décidé de faire payer tous les Wallons (de plus de 26 ans) pour financer son assurance autonomie. De plus, le ministre du Budget ne tient pas compte de l'opération des certificats verts et du 1,8 milliard à financer jusqu'en 2030. Telle une cigale, ce gouvernement continue de chanter et a décidé de privilégier la communication", a de son côté commenté Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe socialiste au Parlement de Wallonie. "C'est un vrai budget de fin de législature. L'ajustement 2019 sera sanglant et ce gouvernement fait, comme à l'accoutumée, peser cette charge sur le dos de la prochaine équipe gouvernementale", a-t-il conclu. (Belga)

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