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Le ministre des Finances entrevoit des lendemains difficiles: "Se serrer la ceinture, on ne l'a pas encore fait"

 
 

Récemment nommé ministre des Finances, Koen Geens a justifié les mesures prises lors du dernier contrôle budgétaire dans les studios de Bel RTL, mardi. "De bonnes mesures" ont été prises, mais c'est en septembre ou en octobre "qu'on devra se serrer la ceinture", a-t-il prévenu.

Le ministre des Finances, Koen Geens, était l'invité de la rédaction de Bel RTL ce matin. Il a répondu aux questions de Fabrice Grosfilley. L'entretien s'est principalement orienté vers le budget, et les déclarations d'Herman Van Rompuy...

Fabrice Grosfilley: est-ce qu'au final on ne doit pas être un petit peu déçu par ce contrôle budgétaire?

Koen Geens: On ne parle que de l'incrément de 20% de structurel qu'on devrait encore faire. Vous devez savoir que la plupart de notre budget est structurel. Si on se concentre sur ce qui reste lors d'un contrôle budgétaire, il peut y avoir un malentendu en pensant que les mesures structurelles sont des réformes structurelles. Ce n'est pas le but. Ce sont des mesures récurrentes et donc on a fait ce qu'on a dû faire.

Fabrice Grosfilley: Donc les grandes mesures il faut les attendre pour septembre, octobre lorsqu'on fera le budget 2014?

Koen Geens: Oui des grandes mesures mais aussi des petites mesures. Ce n'était pas le moment maintenant de prendre vraiment des grandes mesures, ni en dépenses, ni en recettes mais on a pris des mesures correctes qui rapportent.

Fabrice Grosfilley: Cela veut dire qu'on va continuer à se serrer la ceinture pour les années à venir?

Koen Geens: Comme le président Van Rompuy l'a déclaré pendant le week-end. Et ces déclarations ont été faites mercredi et seulement publiées dimanche. Se serrer la ceinture, on ne l'a pas encore fait.

Fabrice Grosfilley: Il a raison de dire cela?


Koen Geens: Je ne dis pas qu'il a raison de dire cela. La seule chose que je peux dire, c'est que le gouvernement Di Rupo a fait du bon structurel en 2012. C'est le seul gouvernement dont je fais partie. Donc les autres je ne les juge pas. Et nous allons continuer à faire ces efforts.

Fabrice Grosfilley: Puisque vous parlez d'Herman Van Rompuy, la déclaration de Zondag c'est: "Ce que nous avons économisé ces dernières années n'est pas si impressionnant". Cela ressemble à un désaveu?


Koen Geens: Oui je ne suis pas sûr qu'il ait voulu désavouer quelque chose. Il a pris la Belgique comme exemple parce que c'est le cas qu'il connait le mieux, mais je répète qu'il parle de 2010, 2011, 2012, moi je ne parle que de 2012. Nous avons fait un structurel de 0,7 en 2012 et nous allons encore améliorer notre prestation. D'autre part Monsieur Grosfilley, il y a tous les grands économistes qui disent: "Vous ne pouvez pas épargner à tous azimuts parce que si vous le faites, l'économie va vraiment en souffrir". Donc c'est une piste très difficile à courir finalement. Il faut choisir entre les deux extrêmes.

Fabrice Grosfilley: Mais quand le président du Conseil européen, belge qui a même été Premier ministre, dit que la Belgique ne se serre pas vraiment la ceinture, il vise le Premier ministre, peut-être le Premier ministre précédent, Yves Leterme, et les deux ministres des finances précédents, Steven Vanackere et Koen Geens, qui sont tous de sa famille politique?

Koen Geens: Je crois que non parce qu'il n'a parlé que de 2012, 2011 et 2010. Au moment où il parlait il ne savait pas ce qui allait se passer au sein du contrôle budgétaire. Moi je l'ai compris comme un encouragement sur ce que nous faisions. Il n'a pas parlé de 2013.

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