En ce moment
 

Le PFWB veut "démystifier" l'accès à l'unif et la culture pour les classes défavorisées

(Belga) La majorité PS-cdH a approuvé lundi en commission du Parlement de la Fédération une proposition de résolution relative à la démystification et l'accessibilité des études supérieures et lieux culturels.

Le texte vise à lutter contre la représentation que se font les classes modestes et populaires de l'université ou des lieux culturels, souvent considérés comme des activités qui ne leur sont pas destinées. "Il existe (dans ces populations) une forme plus ou moins inconsciente d'interdit à fréquenter les universités et les lieux culturels, ce qui conduit au maintien du statu quo social", a commenté Christiane Vienne, cheffe de groupe PS, évoquant une forme "d'autocensure enfermante". La résolution réclame en conséquence au gouvernement de mettre en oeuvre des outils qui permettront aux enseignants de travailler avec leurs élèves les représentations qu'ils se font de la culture, de l'enseignement supérieur, ou de l'accès à certains métiers, mais aussi de renforcer les compétences des profs en matière d'orientation. Le texte, qui n'a pas force contraignante, demande aussi d'accorder une attention particulière à l'éducation permanente pour lutter contre le déterminisme social, et de mener une étude sociologique sur les représentations erronées des publics qui ne fréquentent pas ou peu les milieux d'accueil, les établissements d'enseignement supérieur, les lieux culturels, "afin d'apporter des réponses adaptées pour lever les freins culturels, sociaux, psychiques". Le projet de résolution, qui sera soumis d'ici quinze jours à la sanction de la plénière du Parlement, a été approuvé par la majorité PS-cdH. L'opposition MR s'est abstenue, dénonçant une résolution "démagogique" semblable à un "arbre qui cache l'inaction du gouvernement". "Voilà quinze ans que vous gouvernez et vous découvrez maintenant que l'accessibilité psychique, sociale et culturelle n'est pas optimale! Mais qu'avez-vous fait pour y remédier? ", a fustigé Françoise Bertieaux, cheffe du groupe réformateur. (Belga)

Vos commentaires