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Le projet wallon de cadastre de l'offre en santé mentale progresse lentement mais sûrement

Le projet wallon de cadastre de l'offre en santé mentale progresse lentement mais sûrement

(Belga) Le projet de cadastre de l'offre en santé mentale et en assuétudes élaboré par l'AVIQ, l'agence wallonne pour une vie de qualité, progresse "mais le travail est de grande ampleur", a indiqué la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale (PS), en marge de l'examen du budget régional en commission du parlement wallon. Ce cadastre doit permettre une visibilité accrue des services existants mais aussi pointer les territoires où l'offre est insuffisante.

En principe, l'offre hospitalière qui compte près de 1.500 agréments, toutes catégories confondues, devrait être disponible en février. Pour l'offre résidentielle ou ambulatoire, l'AVIQ a prévu de créer un portail qui décrira les activités, missions et prestations en santé mentale et en assuétudes des services agréés ou subventionnés sur la base d'une loi, d'un décret, d'un arrêté royal ou d'une convention de réadaptation fonctionnelle, a précisé la ministre. Durant la législature, cette dernière entend mettre l'accent sur l'accessibilité des soins en santé mentale afin d'améliorer la lutte contre les discriminations tout en développant des politiques efficientes et intégrées. Dans ce cadre, 78 nouvelles places d'initiatives d'Habitation Protégées (IHP) seront créées en Wallonie. Elles accueilleront des patients psychiatriques qui ne nécessitent pas de traitement en continu en hôpital mais doivent être aidés dans leur milieu de vie afin d'être totalement (ré-)intégrés dans la vie sociale. Des assises des soins de première ligne en santé mentale seront également organisées en mars prochain. Elles auront notamment pour objectif de faire évoluer la législation des services de santé mentale afin que les politiques menées répondent aux besoins de la population. Parallèlement, la prise en charge des enfants et adolescents sera soutenue, tout comme le projet de promotion de la santé et d'accompagnement de détenus en matière de santé mentale, de gestion des assuétudes et de réduction des risques dans les prisons en Wallonie. Aujourd'hui, 20 à 25% de la population souffre de troubles de la santé mentale et le taux de suicide est plus élevé en Wallonie que dans le reste de la Belgique. "Permettre aux différents publics d'accéder à des soins de santé mentale de qualité est un enjeu majeur pour notre société", a conclu Christie Morreale. (Belga)

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