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Le PS met le climat au centre de son programme et propose aux dirigeants d'entreprises de verser "un petit 5% de leurs bénéfices"

ELECTIONS 2019

Le PS a officiellement lancé dimanche sa campagne pour les élections de mai prochain lors d'un congrès à Bruxelles. Après "quatre années de régression pour la population, (...) l'alternative est dans les starting blocks", a déclaré le président des socialistes, Elio Di Rupo.

Ce dernier a ensuite présenté une série de propositions phares que son parti entend mettre en oeuvre s'il accède aux futurs gouvernements: consultations chez le médecin généraliste et le dentiste gratuites, pension pour une carrière complète de minimum 1.500 euros net par mois ou encore TVA sur l'électricité ramenée à 6%.

L'Europe et la lutte contre le réchauffement climatique ont également occupé une large place dans le discours du leader socialiste. "Avec l'Union européenne, nous pouvons jouer un rôle au bénéfice de nos citoyens. Nous avons donc grand besoin de l'Europe. Mais pas d'une Europe ultralibérale, financière, inhumaine comme celle d'aujourd'hui", a souligné M. Di Rupo, assurant que les candidats de sa formation politique se battront "contre le libéralisme destructeur".


"Prêt à gouverner"

Sur le plan climatique, le PS propose 30 mesures concrètes, articulées autour d'un principe, à savoir que "les plus grands pollueurs doivent être les plus grands contributeurs". Elio Di Rupo a notamment lancé un appel aux dirigeants d'entreprises signataires de la pétition "Sign for my future", leur demandant de prélever "un petit 5% de leurs bénéfices après impôt et de les verser dans un 'fonds belge pour la transition climatique'" que son parti compte mettre sur pied. "Le PS garantira que pour chaque euro versé par le privé, un euro sera versé par les pouvoirs publics. Cet argent sera entièrement consacré aux mesures à prendre, chez nous, pour réduire la pollution", a-t-il précisé.

Plus globalement, les socialistes plaident pour un autre modèle de société, face à un "système ultralibéral qui n'est plus tenable"."Il est urgent de tourner la page de la consommation effrénée et des productions déraisonnées", a affirmé Elio Di Rupo, qui entend dès lors proposer aux citoyens un "nouveau contrat social", alliant vigueur économique et développement durable. "Nous sommes maintenant à la hauteur du plus grand et du plus beau des défis: ramener le progrès pour tous dans notre pays", a-t-il conclu, avant d'affirmer que son parti était prêt à gouverner.

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