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Le tourisme en crise après les attentats de Bruxelles: "On a peut-être failli en termes de communication"

 
 

Philippe Close, l’échevin PS du Tourisme de Bruxelles, est l’invité de la rédaction de Bel RTL. Antonio Solimando l’interroge sur les mauvais chiffres du tourisme à Bruxelles après les attentats.

Antonio Solimando: D’après notre enquête, une perte d’au moins un quart de chiffre d’affaires pour les restaurants à Bruxelles, depuis les attentats. Et moins 30 pc pour le tourisme de loisir. Pourquoi un tel recul?

Philippe Close: C’est vrai qu’on a vécu une année terrible pour Bruxelles, d’abord dans la chair des Bruxellois et dans la chair des Belges parce que ces attentats ont été très très durs. Evidemment, les premiers secteurs impactés sont ceux du tourisme, tourisme d’affaires et tourisme de loisirs. Tout notre travail maintenant, c’est redonner confiance dans la capitale, redonner envie de Bruxelles et c’est ce que nous nous employons à faire.

A.S.: Qu’il y ait un recul, c’est presque automatique après un attentat. Mais pourquoi un tel recul? Parce que là on est dans des chiffres beaucoup plus impressionnants qu’après les attentats à Madrid, Londres, ou même à Paris récemment.

P.C.: C’est vrai qu’il y a une certaine angoisse qui s’est créée sur Bruxelles et heureusement quelque part, que nous sommes la capitale de 500 millions d’Européens parce que du côté des congressistes, des grands centres d’affaires, on a très vite vu les gens revenir parce que c’est ici que se décident les choses et c’est ici que se décident ces grandes manifestations. Ce qui est plus complexe, c’est de faire revenir les gens dans ce qu’on appelle les city trip, les gens qui viennent juste un week-end à Bruxelles. Et donc vraiment y a eu ce côté d’angoisse: ce char sur la Grand-Place, ces personnes qui faisaient des interviews avec des gilets pare-balles et peut-être que là on a failli un peu en termes de communication. Mais depuis on redresse la barre parce qu’aujourd’hui, l’industrie touristique est quelque chose de fondamental pour l’économie bruxelloise.




 

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