Les communes appelées à améliorer le transport scolaire vers l'enseignement spécialisé

(Belga) Le Délégué général aux droits de l'enfant, la Ligue des familles et Unia (centre pour l'égalité des chances) appellent jeudi les communes à jouer un rôle dans l'amélioration du transport scolaire des élèves inscrits dans l'enseignement spécialisé. Ils dénoncent des trajets trop longs, des bus "bien trop grands" et un accompagnement insuffisant.

Passer 6 heures par jour dans un bus pour se rendre à l'école? Inacceptable pour le Délégué général aux droits de l'enfant, la Ligue des familles et Unia. C'est pourtant une réalité vécue par certains enfants inscrits dans l'enseignement spécialisé, dénoncent les trois acteurs associés dans la campagne E-Mobile qui sensibilise à cette question. "Certains enfants vont jusqu'à développer des traumatismes, des phobies scolaires ou voient leurs apprentissages régresser tandis que la fatigue leur prend toute énergie et les empêche de vivre une vie familiale et sociale épanouie." A l'approche des élections communales, les trois organismes interpellent les communes, qui ont un "rôle à jouer", selon eux. En tant que pouvoir organisateur sur leur territoire, les communes "doivent s'engager pour des écoles plus inclusives qui ont les ressources et la volonté d'accueillir tous les enfants". Au lieu de se tourner vers un enseignement spécialisé, les enfants devraient plutôt être scolarisés dans l'établissement le plus proche de chez eux. Pour ce faire, les collaborations entre les écoles de l'enseignement ordinaire et spécialisé devraient être favorisées et il faudrait généraliser certains outils comme la pédagogie différenciée, avancent les trois associations. "Comme le préconise le Pacte pour un Enseignement d'excellence", glissent-elles. Sur le court terme, des mesures peuvent également être prises comme l'organisation de garderies dans les écoles du spécialisé, laisser du temps après les trajets de bus et avant de commencer les cours, autoriser les bus du transport scolaire à emprunter les couloirs de bus sur les voiries communales (quand ce n'est pas encore le cas)... "Les communes (...) doivent trouver des solutions sans tenir compte d'une quelconque masse critique. Même si un seul enfant continuait de vivre cette situation, elle resterait inacceptable." (Belga)

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