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Les ministres du MR ont-ils été mal choisis? Les confidences de Didier Reynders sur la formation fédérale et Georges-Louis Bouchez

 
 

Didier Reynders était l'invité de Pascal Vrebos ce dimanche sur RTL-TVI. Le commissaire européen à la Justice, ancien ministre belge, a notamment été interrogé sur les membres du Mouvement réformateur désignés au gouvernement fédéral. L'ancien président du MR s'est laissé aller à quelques petites confidences sur le casting et sur Georges-Louis Bouchez, l'actuel président de leur parti.

Pascal Vrebos: Je me suis laissé dire que pendant la fameuse crise pour la formation du gouvernement, le fameux week-end où tout le monde était contre votre président, il paraît que vous avez eu pas mal de coups de fil pour essayer d'arranger les choses. Est-ce que c'est vrai?

Didier Reynders: Oui, surtout pas mal de coups de fil de gens qui étaient plutôt dans l'incompréhension, ou la colère parfois, face à un casting erroné. Qui ne correspondait pas à la réalité. Pourquoi? Vous savez que le gouvernement de Charles Michel était composé pour moitié uniquement de ministres du Mouvement réformateur. Il y avait aussi la présidence du Sénat, je pense à Sabine Laruelle. Daniel Bacquelaine, François Bellot, Denis Ducarme, Philippe Goffin, Marie-Christine Marghem… Des gens que vous avez reçus ici. Quand tous ces gens sont en charge, pour ne pas les reprendre du tout, pour n'en reprendre aucun, il faut vraiment amener une personnalité exceptionnelle. Là c'était l'incompréhension.

Pascal Vrebos: vous voulez dire que les nouveaux n'étaient pas exceptionnels?

Didier Reynders: A la fois, et en même temps pourquoi aller chercher à débarquer madame De Bue par exemple, en Région wallonne? Heureusement la législation l'a empêché. (NDLR: Georges-Louis Bouchez, président du MR, a voulu nommer Denis Ducarme à la place de Valérie De Bue, ministre wallonne, mais cela aurait mis le gouvernement wallon dans l'illégalité car il n'aurait plus respecté la règle d'être composé d'au moins un tiers de femmes et d'hommes). Ce que j'ai reçu surtout comme messages, ce sont des messages soit d'incompréhension, soit de colère.

Pascal Vrebos: Certains présentent le nouveau président comme un mélange de Didier Reynders et de Charles Michel, mais un peu amphétaminé. Ça vous convient?

Didier Reynders: Je ne reviendrai pas sur le côté amphétamine. Je dirais simplement qu'il a commencé à travailler avec moi. Donc je connais son intelligence. Je connais son talent. Y compris d'analyse, de communication. On sait qu'il est très très présent sur les réseaux sociaux aujourd'hui. Je crois qu'il faut simplement, comme pour n'importe quelle fonction, se placer de plus en plus dans la fonction. Pour cela, vous savez, à la tête d'une formation politique, je l'ai fait pendant des années, il faut quand même avoir un certain nombre de personnes autour de soi à même de critiquer ouvertement ce que vous faites. Positivement mais aussi négativement. Et puis il faut aussi consulter. Je pense que c'est un conseil à donner, c'est de consulter.




 

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