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Magnette: "On ne retrouvera jamais un pétrole bon marché"

Ce mardi matin, la rédaction de Bel RTL recevait Paul Magnette, ministre socialiste du climat et de l’énergie. Il a répondu aux questions de Thomas de Bergeyck au sujet de la hausse du prix du pétrole et de la problématique de la publicité mensongère.

C’est le ministre socialiste du climat et de l’énergie, Paul Magnette, qui était l’invité de Bel RTL ce mardi matin. Interviewé par Thomas de Bergeyck, il a abordé les thèmes de la hausse du prix du pétrole et de la problématique de la publicité mensongère.

Les prix du pétrole augmentent et à la pompe et les gens se disent plus qu’inquiets. Le pétrole est évalué aujourd’hui à 1,44 Euro/ litre pour la 95. Jusqu’où les prix vont-ils grimper et a-t-on de bonnes raisons d’être inquiets ?

Pas d’inquiétude selon notre ministre du climat et de l’énergie. Il rappelle tout de même que "les prix du pétrole sont formés sur des marchés internationaux sur lesquels on n’a pas prise, et la seule manière de contrôler le coût du pétrole, c’est de limiter notre consommation d’énergie".

> Le mazout et les carburants au plus haut depuis fin 2008

Il poursuit en insistant sur le fait qu’il faut "favoriser les transports en commun, le covoiturage, l’isolation des maisons pour éviter cette surcharge du prix du pétrole sur le pouvoir d’achat. Mais un pétrole bon marché on ne le retrouvera malheureusement jamais parce que le pic du pétrole est atteint. On a exploité plus de la moitié du pétrole disponible sur la planète et donc son exploitation et son prix à long terme seront de plus en plus chers".

Et quid d’une intervention de l’Etat belge ?

Paul Magnette explique qu’il est difficile pour l’Etat belge d’intervenir. Les pays producteurs voudront toujours vendre le pétrole à un prix qu’ils auront fixé, un prix toujours plus élevé vu l’augmentation du coût d’exploitation. "Ce qu’on peut faire", dit-il, "c’est discuter avec les pays producteurs et fixer un cadre à long terme. Ils connaissent leur stock de pétrole, nous savons plus ou moins ce que sera notre consommation sur les 10-15-20 ans à venir, on peut essayer de passer des accords ou en tout cas d’avoir de grands cadres pour faire en sorte qu’on n’ait pas de fluctuations brutales des prix. Je pense que si les gens savent que les prix vont augmenter lentement dans les années qui viennent, ils peuvent adapter leur comportement, par contre quand on a subitement à la pompe ou lorsqu’on doit remplir sa cuve de mazout, là c’est très difficile à gérer".

Un médiateur fédéral de l'énergie pour répondre à vos questions

Et les plus inquiets pourront envoyer toutes leurs craintes, questions et réclamations au médiateur fédéral de l’énergie. Il est néerlandophone mais bilingue et son service se fait dans les deux langues également. Ce médiateur couvre donc l’ensemble du pays. "On peut déjà lui écrire et lui transmettre toutes les difficultés qu’on a avec ses factures, ses abonnements, ses relations avec son fournisseur. Il est déjà au travail", a précisé le ministre.

Publicité mensongère : le message doit être clair

Paul Magnette s’est également attardé sur la problématique de la publicité mensongère. Son administration enquête également sur le soi-disant "surf illimité" proposé sur les publicités de certaines grandes enseignes. Il précise que "la publicité doit être claire", faisant référence à l’astérisque qui renvoie souvent à des détails importants concernant l’offre. En tout petit, on peut lire que le surf n’est pas limité, mais qu’il pourrait l’être dans un certain nombre de cas.

Son administration a mené l’enquête "et l’analyse dit "c’est une close trompeuse et abusive" donc il faut que la publicité soit plus claire sur ce que est exactement le service qui est offert » P. Magnette ajoute qu’ « il faudrait qu’ils indiquent qu’il y a une limite après un certain volume, qui est un volume exceptionnellement élevé et qui se trouve au dessus de la consommation moyenne des gens qui vont sur Internet".


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