Me Buyle, président de l'Ordre des barreaux francophones et germanophone, démonte l'attitude de Jan Jambon: "Je crois qu’il n’y rien à attendre de lui"

Invité de Martin Buxant ce lundi sur Bel RTL, Me Jean-Pierre Buyle, président de l'Ordre des barreaux francophones et germanophone, a démonté l’attitude de Jan Jambon sur un plateau télé il y a quelques jours où il a critiqué le système de défense de l’avocat de Salah Abdeslam.

Le président de l'Ordre des barreaux francophones et germanophone (Avocats.be), Me Jean-Pierre Buyle, s'est plaint de certains projets et déclarations "judiciaires" émanant du gouvernement fédéral ce lundi matin sur Bel RTL. Il était l’invité de Martin Buxant et a notamment fustigé l’attitude de Jan Jambon . "Monsieur Jambon a eu des propos curieux dans le cadre de l’affaire Abdeslam, d’abord à l’égard de l’avocat en lui reprochant sa plaidoirie et en signalant qu’il fallait, pour un avocat, se borner à demande une peine douce. Je sais que M. Jambon n’est pas juriste, n’est pas lui-même avocat donc tout le monde peut se tromper. Mais quand même, il est ministre de l’Intérieur, il est vice-premier ministre, la parole n’est pas légère et gratuite. Les policiers étaient quand même partie civile dans ce dossier et je crois que l’avocat, lui, il est là pour la défense, il est là dans un état de droit et il doit faire état de tous les moyens", a-t-il fait remarquer.


"Il a dit qu’il ne s’excuserait pas, dont acte"

Martin Buxant lui a alors indiqué que Jan jambon avait précisé qu’il ne s’était pas exprimé en tant que ministre, mais en tant que citoyen. "Qui va croire ça, a immédiatement rétorqué M. Buyle. Il passe à une émission de la VRT et le titre de ministre de l’Intérieur apparaît en sous-titre. Je crois qu’il n’y rien à attendre de M. Jambon. Il a dit qu’il ne s’excuserait pas, dont acte. Alors je crois que pour calmer le jeu, il n’y a que l’arbitre qui peut le faire et nous demandons que les acteurs de justice soient reçus et entendus pour faire part de leurs angoisses et de leurs craintes et surtout, que le Premier ministre fasse état de sa conception de la séparation des pouvoirs qui doit rejoindre la nôtre. Je crois que Charles Michel est un humaniste et un bon juriste, je crois qu’on peut s’entendre sur la conception de la séparation des pouvoirs."

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