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Négociations politiques: un accord de gouvernement a été conclu pour Bruxelles

Négociations politiques: un accord de gouvernement a été conclu pour Bruxelles
(c)Belga

Les négociateurs bruxellois annoncent un accord sur le texte fondateur d’un gouvernement. Il y a accord sur le texte mais pas encore sur la répartition des compétences entre les 6 partis (Ecolo, PS, Défi, Groen, sp.a et Open Vld). Une nouvelle réunion est prévue dans la matinée.

Les négociateurs bruxellois du PS, d'Ecolo, de DéFI, de Groen, de l'Open Vld, de one.brussels-sp.a sont tombés d'accord, au cours de la nuit de mercredi à jeudi, sur le texte fondateur d'un nouveau gouvernement en Région bruxelloise, ont-ils annoncé peu après 3h30 du matin, à l'agence Belga, par l'intermédiaire de l'un d'eux.

L'accord est intervenu au terme de plus de deux semaines de négociations intenses et à l'issue d'une phase d'atterrissage quelque peu chahutée en raison de la volonté de l'état-major de l'Open Vld d'imposer la présence du MR en tant que septième partenaire.

Le contenu des quelque 120 pages du texte de l'accord sera dévoilé mercredi après-midi à la presse.

Que sait-on à ce stade? Notre journaliste Antonio Solimando a fait le point sur la situation. 

"Il y a un important chapitre mobilité. Création de nouvelles lignes de trams. D'autres lignes seront prolongées. Et à plus long terme extension aussi du métro. Les voitures ne pourront plus dépasser le 30 km/h en région bruxellois, sauf sur quelques grands axes comme la petite ceinture", explique-t-il.

Dans les grandes lignes, selon le quotidien Le Soir, sont prévus aussi, des constructions et rénovations de logements sociaux. Des aides pour devenir propriétaires, et pour isoler son habitation.

Pour tous les Bruxellois qui s'inscrivent comme demandeurs d'emploi, il y aura aussi un encadrement personnalisé après six mois. Cet accord sera donc présenté en début d'après-midi. L'opposition MR, a déjà émis sa première critique, c'était en primeur sur Bel-RTL à 7h: les libéraux regrettent, de ne pas avoir été intégrés aux discussions.

L'accord sur les attributions doit encore être finalisé, a-t-on appris.

"Ce qui rendait la co-présidente d'Ecolo très prudente, cette nuit, à 4h, quand nous l'avons eu au téléphone. Le sacro-saint principe: tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout, il n'y accord sur rien", ajoute Antonio Solimando. "Depuis le début de la négociation, la répartition des portefeuilles ministériels est une pierre d'achoppement. Les négociateurs socialistes, écologistes, de Défi et de l'Open VLD se revoient aujourd'hui, pour fixer ce casting."

Des congrès/conseils/assemblées de participation des six formations sont annoncées dans la soirée. Le processus parlementaire d'installation du nouveau gouvernement sera entamé vraisemblablement jeudi. Il dure au minimum 48 heures (NDLR: entre la prestation de serment et le vote de confiance au parlement régional), ce qui permettrait à la nouvelle coalition de respecter son premier objectif: un nouveau gouvernement régional pour le 21 juillet et la Fête nationale.

Une première tentative d'ouverture de discussions avait été lancée, un mois après les élections, le 24 juin dernier, après deux bonnes semaines de consultations, mais c'était sans compter sur la volonté de l'Open Vld de tenter de faire entrer son parti frère francophone, le MR, dans la négociation, ce que les cinq autres partenaires n'étaient pas disposés à faire. Après quelques jours, les six partis étaient entrés dans le vif du sujet le 1er juillet dernier. A l'approche de la fin des négociations qui aurait déjà pu être atteinte lundi, les réticences de l'Open Vld ont à nouveau été exprimées. A la reprise, mardi midi, les négociateurs libéraux flamands se sont retirés durant plusieurs heures auprès de leur présidente Gwendolyn Rutten, avant de revenir à la table des négociations vers 18 heures, mardi en début de soirée. Après une suspension vers 20h30, les discussions ont repris pendant, ou après un dîner entre chefs de file des négociateurs, non plus au parlement régional, mais dans un lieu tenu secret qui s'est rapidement avéré être le cabinet du ministre-président/formateur Rudi Vervoort.

Exception faite de la Communauté germanophone, la Région bruxelloise est la première entité du pays à présenter un accord de gouvernement à la suite du scrutin du 26 mai dernier. C'est encore loin d'être le cas dans les autres Régions et à l'échelon fédéral.

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