Numéros Inami - Le cdH dénonce la possible instauration d'un deuxième filtre

(Belga) La cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, s'est insurgée samedi contre l'un des arrêtés royaux adoptés vendredi par le conseil des ministres dans l'attribution des numéros INAMI, à savoir l'instauration d'un deuxième filtre si trop d'étudiants devaient réussir l'épreuve d'entrée en médecine en 2020.

Vendredi soir, le conseil des ministres a annoncé l'adoption de plusieurs arrêtés royaux, dont la fixation du quota fédéral pour l'année 2025 pour les médecins à 1.445 soit un quota identique à celui de 2024, l'octroi d'un numéro INAMI à l'ensemble des médecins qui seront diplômés cette année 2019 et l'"éventuelle" instauration d'un contrôle supplémentaire qui pourrait entrer en vigueur en 2026 s'il s'avérait que l'examen d'entrée de 2020 permettait à un nombre trop important de médecins d'entamer des études. Il faudrait toutefois que ce deuxième contrôle soit soumis pour approbation au gouvernement avant d'entrer en vigueur. La ministre de la Santé, Maggie De Block, avait fait savoir au mois de janvier qu'elle instaurerait ce deuxième filtre à la fin des études, suscitant la colère du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de l'opposition francophone au parlement fédéral. "Il est incompréhensible que le MR ait accepté de suivre la ministre dans cette voie et d'ouvrir la porte à ce qui serait totalement inacceptable. En effet, une telle décision menace les étudiants de ne pas recevoir de numéro INAMI à la fin de leurs études malgré la réussite de celles-ci", a dénoncé Mme Fonck. "Un numéro INAMI doit être garanti à chaque diplômé", a-t-elle réclamé avant d'insister une nouvelle fois sur l'importance de relever les quotas de numéro INAMI afin de faire face aux pénuries constatés dans une commune wallonne sur deux. (Belga)

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