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Paul Magnette nommé informateur: une majorité arc-en-ciel au fédéral, mission impossible?

Le roi Philippe a désigné mardi en début de soirée le président du PS, Paul Magnette, en tant qu'informateur. Pourtant, le parti socialiste indiquait encore très récemment qu'il ne souhaitait pas garder la main. Finalement, son président, Paul Magnette devra bel et bien nettoyer le terrain pour déterminer si oui ou non la coalition arc-en-ciel est possible.

Paul Magnette est le nouvel informateur royal, désigné par le roi Philippe hier soir pour une mission express en solo de 12 jours. Paul Magnette va tenter de trouver une majorité au fédéral, après l'échec des négociations entre PS et NVA. Pourtant, le PS indiquait encore la veille qu'il ne souhaitait pas garder la main.

Le PS a lui-même émis le souhait "qu'autre chose soit tenté". Il va donc avoir lui-même le loisir de se faire une idée de la faisabilité d'une coalition arc-en ciel, par exemple. Et surtout vérifier si un terrain d'entente est possible entre les partis socialistes du Nord et du Sud, les deux partis libéraux, les deux écologistes et le CD&V.


De la préformation à l'information : un retour en arrière ?

Paul Magnette est informateur, et non pas formateur. Il ne sera donc pas le futur premier ministre. Sa mission consiste à informer le Roi de la possibilité ou non d'une coalition arc-en-ciel, et non pas de rédiger un accord de gouvernement.

Le président du PS doit faire son rapport au Roi le 18 novembre. Son objectif est de former une majorité arc en ciel, mais le ciel est pour l'instant bien couvert. Qu'est-il donc possible de faire dans ce court laps de temps ?

L'informateur royal devra consulter les autres présidents de partis. Ils sont 8 au total, puisque la NVA est aussi invitée, sans doute seulement pour la forme.


Deux semaines pour tenter l'impossible ?

Le délai, pour Paul Magnette, est court, à première vue : il aura moins de deux semaines. En revanche, rien n'empêche le Roi de prolonger sa mission, une fois la date du 18 novembre arrivée.

Ce délai semble court parce que nous nous sommes habitués à la crise. Pourtant, avant les années 2000, les missions duraient rarement plus d'une semaine. Ce qui permet de réduire le temps, c'est qu'il n'y a a priori qu'une seule formule de gouvernement à explorer. Par contre, ce qui risque de le retarder, c'est que le CD&V et l'Open VLD ne veulent pas entendre parler jusqu'ici d'un gouvernement sans la NVA.

Si ces deux partis ne changent pas de position, dans ce ciel bien bouché, la mission de Paul Magnette risque bien d'être une étoile filante.

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