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Pérou: le président propose des élections anticipées

Pérou: le président propose des élections anticipées

(Belga) Le président péruvien Martín Vizcarra a proposé d'organiser des élections législatives et présidentielle anticipées pour sortir son pays de la "crise institutionnelle".

"Je présente au Congrès une révision constitutionnelle qui avancera la date des élections, ce qui implique que le mandat actuel des députés prendra fin le 28 juillet 2020", soit avec un an d'avance, a expliqué le chef de l'Etat devant le parlement. Il a également proposé que, "de la même façon", le mandat présidentiel prenne fin "à la même date". Martín Vizcarra, qui a gagné en popularité en s'opposant fermement au parlement dominé par l'opposition fujimoriste (droite populiste), a précisé que sa proposition devrait être entérinée par un référendum populaire une fois qu'elle aura été débattue et éventuellement votée par les députés. "Il faut écouter la voix du peuple", a-t-il affirmé. "Le Pérou réclame à grands cris de pouvoir prendre un nouveau départ". En juin, Martin Vizcarra avait remporté une large victoire dans sa lutte contre la corruption en obtenant un vote de confiance du Parlement. Il avait pour cela menacé de le dissoudre et d'appeler à de nouvelles élections si les parlementaires ne soutenaient pas ses réformes. M. Vizcarra, 56 ans, a succédé à Pedro Pablo Kuczynski, dont il était le vice-président. M. Kuczynski avait été contraint de démissionner en 2018 en raison de soupçons de corruption. Agé de 80 ans, il a depuis été inculpé de blanchiment d'argent dans le vaste scandale de corruption Odebrecht - du nom du géant du BTP brésilien - qui éclabousse la classe politique latino-américaine. Un autre ancien chef de l'Etat, Ollanta Humala (2011-2016), a également été inculpé début mai de blanchiment dans le cadre de ce scandale. La justice péruvienne enquête aussi sur l'ex-président Alejandro Toledo (2001-2006) et sur le chef de file de l'opposition, Keiko Fujimori, en détention provisoire depuis le 31 octobre. Le troisième ancien chef de l'Etat éclaboussé, Alan Garcia (1985-1990 et 2006-2011), s'est quant à lui suicidé d'une balle dans la tête le 17 avril au moment où la police venait l'arrêter à son domicile. (Belga)

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