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Sans surprise, Maxime Prévot est le nouveau président du cdH: "Je ne cherche pas à être la pâle copie de quelqu'un d'autre"

Un peu plus d'un millier de militants du cdH se sont rassemblés samedi à Louvain-la-Neuve pour désigner un nouveau président. Sans véritable surprise, c'est Maxime Prévot qui a été élu à la tête du parti avec plus de 85% des voix.

Un peu plus d'un millier de militants réunis à Louvain-la-Neuve ont élu samedi Maxime Prévot à la présidence du cdH. Le bourgmestre de Namur a recueilli 85% des suffrages exprimés, face à quatre autres candidats: François-Xavier Blanpain, Bashiru Lawal, Jan Lippens et Arthur Defoin. Il a confié au micro de Loïc Parmentier pour RTL INFO: "On a eu un exercice très vivifiant sur le plan de notre démocratie locale puisque la presse a été admise à tous moments, dans des échanges sans filtre, qui ont été cash, tonitruants. C’est ce qui montre que le cdH, plus que jamais, comme troisième force politique francophone, est une force de propositions et d’actions".

Quel type de président sera-t-il ? Voici sa réponse: "Je suis d’abord et avant tout aux côtés du bon sens et des gens, en voulant une démarche qui soit juste, qui lutte contre les inégalités, qui soit honnête et qui valorise aussi le sens de l’effort, avec une clause environnementale chevillée à notre corps et une priorité qui touche toutes les familles, c’est la santé. Je ne cherche pas à être la pâle copie de quelqu’un d’autre, je cherche juste à ce que nous soyons plus fortement et plus audacieusement nous-mêmes, parce que nous avons des solutions à proposer".

À quelques mois des élections législatives, le nouveau patron des démocrates humanistes s'est montré optimiste, malgré de mauvais sondages. "C'est plus que jamais l'heure du cdH", a-t-il assuré, appelant les militants et mandataires à faire preuve d'"audace". "Le cdH a connu des périodes plus fastes. Mais nous savons que le cdH est une force, encore et toujours. Les dernières élections locales l'ont montré à bien des endroits, nous consolidant comme troisième force politique francophone."

"Le rôle des villes doit aussi être réhabilité et renforcé"

Dans un discours aux accents programmatiques, le nouveau patron des démocrates humanistes a passé en revue ses priorités: l'emploi, la santé, la sécurité, la réforme fiscale ou encore l'environnement. À la veille d'une nouvelle manifestation pour le climat, il a d'ailleurs dit toute l'importance de cette dernière préoccupation: "L'environnement doit irriguer systématiquement l'action de notre parti". Les fondamentaux ne sont pas oubliés: "Le cdH ne cautionnera aucune réforme qui blesserait les intérêts du secteur non-marchand", a averti M. Prévot.

Le président sortant, Benoît Lutgen, avait résolument positionné le cdH comme le parti de la ruralité. Le maïeur de la capitale wallonne n'oublie pas cette dimension mais il ajoute: "le rôle des villes doit aussi être réhabilité et renforcé". À l'heure où des revendications institutionnelles sont à nouveau exprimées, le nouveau président entend, lui, se concentrer sur les questions sociales, environnementales et économiques. "Le cdH sera la mouche tsé-tsé de la N-VA. Nous endormirons ses volontés séparatistes et redresserons la situation socio-économique de la Wallonie et de Bruxelles pour définitivement tuer ses aspirations autonomistes."

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