Pollution de l'air: Greenpeace cite la Wallonie et la Flandre à comparaître

(Belga) Comme annoncé, Greenpeace poursuit en justice les gouvernements wallon et flamand pour obtenir des mesures plus représentatives de la qualité de l'air. Le 11 septembre dernier, l'ONG avait mis en demeure les ministres de l'Environnement Carlo Di Antonio (pour la Wallonie) et Joke Schauvliege (pour la Flandre). Ces derniers avaient répondu que les systèmes en place satisfont aux normes européennes et régionales. Pas convaincue, Greenpeace va les citer lundi à comparaître en urgence.

"Le problème majeur en Wallonie reste le réseau de mesure de la pollution de l'air qui est peu représentatif, en particulier en ce qui concerne le dioxyde d'azote (NO2). L'absence de mesures dans les zones très urbanisées signifie que les chiffres officiels sous-estiment l'exposition réelle des citoyens à la pollution de l'air", explique Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace Belgique. Pour l'organisation, les autorités doivent tenir compte de l'effet de "canyon urbain": la pollution a tendance à stagner dans les rues étroites bordées de bâtiments élevés. En Flandre, des recherches scientifiques ont montré que de tels canyons existent dans toutes les grandes villes et que la norme européenne pour le dioxyde d'azote y est régulièrement dépassée. Il n'y a "aucune raison" de croire que les villes wallonnes sont épargnées. Or, en Wallonie, aucune station de mesure n'est implantée dans ces zones les plus problématiques. Les données récoltées ne sont donc pas représentatives, considère Greenpeace. En Flandre, l'écart entre les chiffres officiels et la pollution réelle est reconnu mais la Région n'a pas adapté sa politique en conséquence, déplore l'association. Pour le nord du pays, elle exige un nouveau plan d'urgence sur la qualité de l'air ainsi qu'un plan spécifique pour Anvers, puisque les chiffres officiels montrent que les seuils n'y sont pas respectés. (Belga)

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