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Que pense le MR des propos de Theo Francken, qui souhaite "refouler les bateaux" de migrants et contourner l'article 3 de la CEDH?

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A son arrivée mardi au Conseil des Affaires intérieures, Theo Francken a affirmé qu'il plaiderait auprès de ses homologues pour la méthode adoptée par l'Australie en matière de migration. Une approche partisane d'une immigration choisie et ciblée, rejetant de manière radicale toute migration illégale. Le secrétaire d'Etat a également insisté pour que l'Europe puisse à nouveau réaliser des refoulements (push-backs) de bateaux de migrants. Lors d'une interview, il a d'ailleurs déclaré qu'il faudrait pour ce faire contourner l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH), avant de nuancer ses propos quelques heures plus tard, affirmant ne pas vouloir contourner l'article 3, "mais bien l'interprétation large qu'en a donnée la Cour européenne des droits de l'Homme".

"Au MR, nous respectons la législation internationale"

Ce matin, dans l'Invité de 7h50 sur Bel RTL, David Clarinval, chef de groupe MR à la Chambre, répondait aux questions d'Antonio Solimando: "Au MR, nous respectons la législation internationale, nous respectons la Convention européenne des droits de l’Homme, et dès lors, on n’applique pas les push-back, même s’ils sont en réflexion au sein du cabinet du secrétaire d’Etat Theo Francken. En ce qui nous concerne, on applique la législation", a-t-il déclaré.

"Sa proposition, ça reste de refouler les bateaux", rappelle le journaliste. "Dans les faits, c’est ce qu’il souhaiterait pouvoir mettre en place, c’est la politique australienne. En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas en faveur de la politique australienne, ce n’est pas à l’ordre du jour", répond le chef de groupe MR.  


Le Premier ministre suit "de très près" les déclarations de Francken

De son côté, le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters "part du principe" que le Premier ministre suit "de très près" les déclarations du secrétaire d'État Francken (N-VA) sur le modèle d'asile européen. D'après le chrétien démocrate flamand, M. Michel "prendra des mesures si cela devait s'avérer nécessaire", a-t-il indiqué mercredi sur les ondes de Radio 1.

M. Peeters a par ailleurs précisé que les propos du nationaliste flamand lors de la rencontre européenne "n'avait pas fait l'objet d'une concertation préalable au gouvernement".

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