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Questions autour d'un contrat de consultance à la Ville de Bruxelles - La Ville a été à l'initiative pour jouer cartes sur table dans ce dossier

(Belga) C'est un audit commandé par le Conseil d'Administration de GIAL, l'asbl en charge de l'informatique de la Ville de Bruxelles, qui a permis de s'interroger sur la légalité du contrat de consultance de l'expert Michel Leroy et sur l'absence de mise en concurrence. Le salaire de l'expert correspond aux prix pratiqués sur ce marché très compétitif, ont affirmé dimanche les échevins Mohamed Ouriaghli et Karine Lalieux, l'actuel et l'ancienne présidente de GIAL.

"Nous regrettons l'instrumentalisation politique et la lecture orientée de l'audit commandé par le CA de GIAL en mai 2017 pour pointer les améliorations à apporter à la gestion de l'association. Depuis la remise de ce document en octobre dernier, le CA a tenu compte des recommandations", ont souligné M. Ouriaghli et Mme Lalieux, dans un communiqué commun. Un audit d'octobre 2017 réalisé à la demande de la nouvelle direction de l'asbl GIAL, pointe des problèmes de légalité dans un contrat conclu par cette dernière avec une société de consultance gérée par le directeur du développement de GIAL Michel Leroy, avait rapporté vendredi l'hebdomadaire Le Vif. Cette information a suscité plusieurs réactions outragées, dans l'opposition. Selon les deux membres du collège successivement présidents de l'asbl, les différents conseils juridiques de l'association avaient confirmé, en 2008 et en 2012, à la suite d'une demande d'expertise de Mme Lalieux, "que le contrat de Michel Leroy n'était pas problématique au regard de la légalité". C'est en 2017 que l'audit commandé par l'actuel président et le CA de GIAL indique pour la première fois qu'il y a lieu de s'interroger sur le contrat et la mise en concurrence pour son attribution. C'est à la suite de cette première mise en doute de la légalité dudit contrat que le président de GIAL et la directrice générale ont décidé de mettre fin au contrat de l'expert. Les deux échevins ont par ailleurs souligné que la rareté des profils d'expert en développement informatique impliquait un coût important et que le salaire de Michel Leroy correspondait à ceux pratiqués sur ce marché très compétitif. Ils ont également insisté sur le fait qu'eux-mêmes n'ont jamais touché de rémunérations pour leur mandat à la tête de ce centre névralgique informatique de la Ville, dont le chiffre d'affaires s'élève à 26 millions d'euros. Le processus de transparence a été lancé dès 2006, après le licenciement pour fraude du directeur et du secrétaire général de l'ASBL. Le CA a ainsi été ouvert, depuis lors, à l'opposition. (Belga)

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