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Qui remplacera Charles Michel à la tête du MR? Voici les cinq candidats

Qui remplacera Charles Michel à la tête du MR? Voici les cinq candidats

L'appel aux candidats pour la présidence du MR, afin de remplacer Charles Michel, par ailleurs Premier ministre fédéral démissionnaire mais futur président du Conseil européen, s'est clôturé vendredi à 16h00 avec un nombre sans précédent de candidats - cinq, dont deux femmes, avec la candidature de dernière minute de la députée bruxelloise Clémentine Barzin -, dans l'attente de la suite de la procédure.

Cinq personnalités briguent donc la direction du Mouvement réformateur: le ministre fédéral Denis Ducarme - qui fut le premier à se déclarer candidat -, le sénateur coopté Georges-Louis Bouchez, le député-bourgmestre de Crisnée, Philippe Goffin, la première échevine de Liège, Christine Defraigne, et la députée bruxelloise et conseillère communale à Bruxelles Clémentine Barzin. Celle-ci sera la seule candidate bruxelloise face à deux libéraux hennuyers - dont M. Bouchez, qui semble disposer du soutien de l'appareil du parti réformateur - et deux autres originaires de la province de Liège. Elle s'est déclarée peu avant l'échéance, fixée à ce vendredi à 16h00, ont indiqué les journaux 'Le Soir' et 'La Libre' sur leur site internet.

"Toute ambiguïté sera analysée"

Les candidatures seront adressées au président du conseil de conciliation et d'arbitrage du parti, le ministre d'État François-Xavier de Donnea, qui les transmettra au conseil du MR. Ce dernier doit statuer lundi matin sur leur recevabilité à la majorité simple, a-t-on expliqué au MR. Le parti avait assuré la semaine dernière que toutes les candidatures reçues avant ce vendredi seront soumises à l'examen du conseil du MR sur la base d'une présentation objective de la situation et qu'aucune ne sera rejetée a priori. Dans un courrier adressé aux instances du parti qui a fuité sur Twitter, Christine Defraigne, ex-présidente du Sénat, s'était émue d'une possible irrecevabilité de son éventuelle candidature, faute de faire partie du Comité général du Mouvement réformateur. L'article 12 de la procédure électorale interne au MR stipule en effet que "tout membre du Comité général peut faire acte de candidature à la fonction de président". Mais "aucune candidature n'est rejetée a priori. Toute ambiguïté sera analysée par le conseil du Mouvement Réformateur qui se réunira le lundi 14 octobre avec pour mission de statuer à la majorité simple sur la recevabilité de chacune des candidatures", selon MM. Miller et de Donnéa.

Les membres du MR seront invités à voter par correspondance à partir du lundi 21 octobre. Le bureau électoral sera présidé par l'ancien ministre communautaire et parlementaire Richard Miller. Le dépouillement est fixé au 12 novembre prochain, date à laquelle le nom du nouveau "patron" du MR devrait être connu. A moins que la multiplication des candidatures n'entraîne une dispersion des suffrages et la nécessité d'organiser un second tour de l'élection présidentielle. En vertu des statuts du parti, un candidat doit en effet recueillir 50% des voix plus une pour être élu dès le premier tour. 

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