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Relance post-covid: le fédéral et les Régions appelés à "s’endetter pour sortir beaucoup plus vite de la crise"

 
CORONAVIRUS
 

Thomas Dermine, le secrétaire d’Etat à la Relance, était l’invité de la matinale de Bel RTL. Interrogé par Fabrice Grosfilley, il a commenté les efforts de relance à concrétiser pour sortir le pays de la crise économique du covid.

Le secrétaire d’Etat à la Relance estime qu’il y a une nécessité absolue de réinvestir "quand on voit la qualité des infrastructures en Belgique, nos routes, nos écoles, nos chemins de fer…". Pour lui, les 6 milliards européens ne constitueront "qu’une première brique qu’on va poser, qui couvre à peine la moitié du chemin qu’on doit faire si on veut viser 3,5 % du PIB, qui est la moyenne européenne de taux d’investissement d’ici à 2024".

Doubler la mise par rapport au plan européen, quitte à s'endetter?

Thomas Dermine prend pour exemple la situation des Etats-Unis : "Quand on voit ce que le plan de Joe Biden, le message qu’il faut passer est qu’il faut y aller fort et plus vite et il faut reconstruire l’infrastructure qui nous permettra de répondre à nos défis de demain".

En Belgique, nous sommes à moins de 2,5 % d’investissements publics. Cela veut dire qu’il faudra doubler la mise par rapport au plan européen, le fédéral, les régions doivent-elles se préparer à investir? Questionne Fabrice Grosfilley.

Il faut sortir de cette logique qui voit l’investissement public comme une dépense

Thomas Dermine affirme que notre pays est un de plus mauvais élève en matière d’investissements publics sur ces dernières décennies : "C’est important d’inverser la tendance". Quitte à s’endetter... "S’endetter aujourd’hui, notamment en sortie de crise du coronavirus, cela permet de sortir de la crise beaucoup plus vite et de préserver, voire de créer des revenus fiscaux pour l’état".

"Il faut sortir de cette logique qui voit l’investissement public comme une dépense. L’investissement, c’est vrai pour un état et pour une entreprise, c’est ce qui permet de créer les conditions futures de notre prospérité", ajoute le secrétaire d'Etat.

 




 

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