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Pour réduire la pression automobile, Bruxelles va-t-elle mettre en place un péage urbain? Voici la réponse de Rudi Vervoort

Le socialiste Rudi Vervoort rempile à la fonction de ministre-président de la Région bruxelloise, qu'il occupe sans discontinuer depuis 2013, après avoir succédé à Charles Picqué, à la tête du gouvernement régional, un an avant le scrutin de mai 2014. Au micro de BEL RTL, il a détaillé certaines mesures qu'il prévoit de développer pour la région.

Rudi Vervoort, ministre-président de la région bruxelloise était l'invité de Bel RTL. Questionné par Fabrice Grosfilley au sujet des différentes mesures proposées par le gouvernement bruxellois, il a insisté sur la pression automobile en cours à bruxelles qu'il veut diminuer et sur le changement qu'il veut induire dans le secteur du logement.

Fabrice Grosfilley : On va réellement faire baisser la pression automobile à Bruxelles?

Rudi Vervoort :Oui. Les outils sont là. Nous avons développé le réseau de caméras intelligentes. Nous souhaitons développer un dialogue avec les deux autres régions pour développer un système qui soit uniforme, intégré principalement dans la zone métropolitaine.

Fabrice Grosfilley : Donc, là vous parler de taxation au kilomètre.

Rudi Vervoort : Oui. Tout à fait.

Fabrice Grosfilley : Mais il faut l'accord de la Flandre et de la Wallonie. Et si vous ne l'avez pas?

Rudi Vervoort : Eh bien on réfléchira à d'autres mesures.

Fabrice Grosfilley : Un péage urbain? Ce n'est pas dans l'accord de gouvernement pour l'instant.

Rudi Vervoort : Tout est possible. (…) On ne peut pas à la fois se plaindre que c'est difficile de circuler à Bruxelles, de rentrer à Bruxelles, et à la fois ne pas participer à trouver une solution en commun.

Fabrice Grosfilley : Si je traduis bien: Flandre Wallonie on vous tend la main pour la taxation au kilomètre, si ça ne fonctionne pas, on fera un péage.

Rudi Vervoort : Non. Si ça ne fonctionne pas, on verra ce qu'on mettre en oeuvre comme mesures.

Fabrice Grosfilley : La construction de logements à des prix abordables, c'est le problème des pouvoirs publics mais bientôt des promoteurs privés?

Rudi Vervoort : Oui. Aujourd'hui, on n'a pas le choix. C'est une urgence absolue. Et on va mobiliser tous les acteurs mobilisables. Pour les promoteurs privés, c'est une modification en matière des charges d'urbanisme.

Fabrice Grosfilley : C'est-à-dire qu'ils seront obligés de construire des logements sociaux quand ils construiront?

Rudi Vervoort : Oui, et là où on est en déficit de logements sociaux.

Fabrice Grosfilley : Donc la norme serait d'atteindre 15% de logements sociaux par commune?

Rudi Vervoort : Oui, c'est la norme. Je ne me fais pas d'illusions, on ne va pas y arriver, mais il est important de fixer une ligne. Là, où on est en déficit et où les indices socio-économiques sont plus élevés, ce sera la règle.

Fabrice Grosfilley : Donc, on l'imposera au promoteur?

Rudi Vervoort : Bien-sûr.

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