Un comité stratégique pour l'avenir de la Belgique présente son plan: investir dans des secteurs-clefs, l'argent rentrera davantage

  • Le gouvernement a présenté son Pacte National d''Investissements

  • Plan d''investissements pour la Belgique: d''où va venir l''argent

  • Michel Delbaere - L''invité RTL Info de 7h50

 

Le Premier ministre Charles Michel (MR) a reçu hier le premier rapport du comité stratégique pour le pacte national d'investissements. Ce projet lancé il y a tout juste un an vise à doper l'économie par un investissement massif dans différents secteurs jugés stratégiques: l'enseignement, la mobilité, l'énergie, les soins de santé, la sécurité et la transition numérique, et ce avec la collaboration des entités fédérées. Pour chacun de ces secteurs, la priorité sera mise sur quelques points essentiels. "On a essayé d'identifier ceux pour lesquels les investissements donneraient les meilleurs retours en termes de prospérité", a expliqué le président de ce comité stratégique, Michel Delbaere, ancien président du réseau flamand d'entrepreneurs Voka, ce mardi matin sur Bel RTL, répondant aux questions du journaliste politique Martin Buxant. Il a précisé que c'est dans la mobilité que ce ferait l'investissement le plus important.

Ce dernier lui a demandé comment serait financé ce plan. Il a répondu qu'il s'agissait avant tout de mieux utiliser l'argent existant, mieux le gérer, mieux le mobiliser. "Il faudra mettre plus de priorité dans les budgets", a-t-il déclaré. De l'argent frais viendra aussi des emplois générés par ce plan. En Belgique, 66% (2/3 donc) de la population active travaille. La moyenne européenne est à 72%. Si on atteint cette proportion, soit 6% de plus qu'actuellement, cela amènera 13 milliards de plus dans les caisses de l'État, a raisonné le président du comité stratégique. Il souligne par ailleurs qu'en investissant par exemple davantage dans l'éducation, on augmente les chances pour un jeune de trouver un emploi. Et comme on vient de dire, un travailleur en plus, c'est plus d'argent dans les caisses. Le plan se rembourserait donc tout seul, selon cette logique. 

Le plan d'investissements serait financé par le public mais surtout le secteur privé. "Pas de nouvelle taxe, on en paie assez", a indiqué Michel Delbaere, ajoutant que "les recettes fiscales doivent être mieux utilisées". "Tout est chiffré: dépenses et retours sur investissements", a précisé l'interlocuteur de Martin Buxant. Une cinquantaine de personnes aux profils divers (professeurs d'université, patron d'entreprises, etc.) ont contribué à ce plan qui se veut apolitique. "Nous n'avons reçu aucune instruction politique", a assuré le président du comité stratégique.

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