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Un mois après les élections, les négociations patinent: "La situation est d'autant plus inquiétante qu'elle est inédite"

Nous sommes le 26 juin et cela fait pile un mois que nous avons voté pour un triple scrutin: fédéral, régional et européen. Un mois après, nous ne sommes nulle part. Excepté en communauté germanophone, pas de fumée blanche... Les négociations patinent.

La situation est d'autant plus inquiétante, qu'elle est inédite. Il y a 5 ans, un mois après les élections, toutes les formations de gouvernement étaient sur les rails. Dans les régions, un mois après les élections de 2014, les partenaires étaient tous à table, en train de rédiger leur accord de gouvernement.

Au fédéral, Bart de Wever remettait son rapport d'informateur au Roi. Certes sur un constat d'échec, mais à l'époque, l'idée d'un gouvernement de droite MR/N-VA circulait déjà, et allait se concrétiser assez rapidement.

Mais aujourd'hui, en 2019, bien malin qui pourrait dire quelle sera la couleur de la future coalition fédérale. D'abord, les partis traditionnels – les familles socialiste, libérale et centriste – ont perdu beaucoup de voix, par rapport à 2014, ce qui réduit les possibilités d'obtenir des majorités dans les différents parlements.

Mais le couplage des scrutins, le fait qu'on ait voté en même temps pour les régions et le fédéral a aussi un effet pervers, cette fois. Les partis manœuvrent sur plusieurs tableaux et tiennent parfois un gouvernement en otage, pour un calcul à d'autres niveaux de pouvoir, ou alors ils ménagent un partenaire potentiel à la région, pour obtenir son appui au fédéral.

Pour un parti, prendre le risque de se retrouver partout dans l'opposition, c'est mettre son existence en jeu. D'autant qu'il n'y a plus d'élections programmées avant 5 années complètes.

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