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Une jeune femme en pleurs après des propos d’Olivier Chastel sur l’immigration: "On applique le règlement Dublin !"

COMMUNALES 2018

Olivier Chastel, président du mouvement réformateur, était invité dans l'émission "RTL INFO refait la campagne" ce jeudi soir. Pour l'occasion, des téléspectateurs ont pu lui adresser leurs questions depuis la Grand-Place de Mons. 

Parmi eux, Chloé, une étudiante âgée de 20 ans. La jeune femme a l'habitude de consacrer son temps libre à l'hébergement et à l'accueil des migrants. Elle dénonce le manque d'encadrement de la part du gouvernement obligeant les citoyens à œuvrer eux-mêmes. A cela, Olivier Chastel s'est empressé de rétorquer que "si la Belgique était un état d'accueil, c'était aussi un état de droit".

"Sous ce gouvernement, nous considérons que l’immigration illégale doit être traitée. C’est une politique de retour qui s’applique. Cela veut dire que de manière volontaire ou de manière forcée, pour ceux qui ne demandent pas l’asile, c’est la politique de retour qui s’applique", explique-t-il. Avant d'ajouter: "Notre pays a des centres pour ceux qui demandent l’asile, alors qu’ils demandent l’asile! L’Office des Etrangers leur explique comment le faire, ils refusent de demander l’asile. S’ils le faisaient, plus aucun Belge ne devrait abriter celles et ceux qui sont par exemple dans le Parc Maximilien"


"C’est une petite partie du problème"

Chloé s'est montrée particulièrement émue face à cette réponse. Selon elle, la réalité est bien différente de celle que présente le président du mouvement réformateur. "Mr Chastel, si ces gens ne demandent pas l’asile en Belgique, c’est parce que l'on applique le règlement Dublin ! Et quand on applique le gouvernement Dublin, ces personnes sont déboutées vers l’Italie, la Grèce et les pays d’entrée. Ce n’est pas là-bas quelles veulent demander l’asile. Si on enlevait cette clause, elles demanderaient l’asile ici !", s'exclame-t-elle. 

Pour rappel, le règlement de Dublin confie la responsabilité du traitement de la demande d'asile au premier pays de l'UE où la personne est enregistrée.

"C’est une petite partie du problème, rétorque Olivier Chastel. Nous sommes favorables à la révision du règlement Dublin au niveau européen. Les chefs d’état s’y emploient. Mais ils ne sont pas tous enregistrés dans un pays comme porte d’entrée. Il y en a qui n’ont pas été enregistrés. Bon nombre de ces migrants sont dans les conditions pour avoir la protection internationale". En ces mots, Olivier Chastel sous entend que de nombreux migrants sont issus de pays qui leur permettraient d'obtenir une protection internationale. 

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