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"Ça, c'était très bien il y a 30 ans": Adelaïde, jeune militante, dénonce l'inaction des politiques face au réchauffement climatique (vidéo)

D'un côté de jeunes militants, de l'autre des ministres. Sur le plateau de RTL INFO, nous sommes revenus sur la mobilisation de la jeunesse en matière d'enjeux climatiques. Depuis près de deux mois maintenant, de nombreux jeunes brossent les cours et mettent la pression sur les politiciens afin d'obtenir des actions concrètes et rapides pour lutter contre le réchauffement climatique.

Jean-Luc Crucke, ministre wallon de l'Energie et du Climat a énoncé sa perception. "Je souhaiterais que l’on place ce débat dans un triple axe : écologie, la nouvelle donne, l’économie et l’adaptabilité sociale. Ce triangle doit travailler ensemble, si on fait travailler l’ensemble, ça va être non seulement passionnant mais on va réussir. C’est ce qui permettra de ne laisser personne sur le côté", explique-t-il.

Une stratégie qui fait immédiatement réagir Adelaïde Charlier, jeune militante pour Youth For Climate. "Je pense que ce triangle était très bien il y a trente ans. C’est important le social, c’est même primordial. Mais il y a le climat pour notre survie et il y a le social et l’économie qu’on doit bien sûr gagner. Mais en travaillant pour le climat, il y a des solutions pour l’économie. Des nouveaux jobs vont arriver. Il faut voir le climat en priorité", indique la jeune femme. Ce à quoi le ministre wallon s'empresse de répondre: "Il y a 30 ans, il y avait l’économie et le social. Aujourd’hui, on a une donne supplémentaire qui est incontournable, c’est le climat".

La ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Frémault ajoute. "Je vous rejoins sur le fait que fondamentalement, il n’y a pas le choix. Il faut une transition durable et elle doit être supportable sur le plan humain aussi. Je voudrais prendre deux exemples. Quand on parle d’émetteur du CO2, il y a tout ce qui concerne le bâti et vous l’avez dit justement, ce sont des métiers à la clé. Quand on isole aujourd’hui des toitures, c’est de l’emploi local. Et puis, il y a la question des transports. C’est évidemment la question des voitures de société, des transports en commun. Je plaide pour la gratuité des transports en commun à Bruxelles. Evidemment que ça a un coût mais ce coût est fondamental pour l’avenir".

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