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"Cela restera peut-être la norme": mis en place avec le confinement, le télétravail est particulièrement apprécié en Belgique

CORONAVIRUS

Le télétravail a littéralement explosé pendant le confinement. La crise du coronavirus a modifié les habitudes professionnelles des Belges. Notre pays fait d'ailleurs partie de ceux qui ont le plus souvent adopté cette pratique.

Et si la Belgique adoptait définitivement le télétravail ? Une étude réalisée par le secrétariat social SD Works montre que cette approche du travail est particulièrement suivie dans notre pays. Nous sommes même l'un des pays ayant le plus souvent adopté ce mode de fonctionnement pendant la crise du coronavirus.

Un bouleversement complet pour les travailleurs belges. "Avant la crise, 20% du personnel travaillait occasionnellement à domicile. Il a augmenté jusqu'à plus de 60% pendant la crise, ce qui est supérieur à la moyenne en Europe", nous explique Kathleen Jacobs, consultante juridique chez SD Works. "Il y a une certaine révolution. 40% des travailleurs n'avaient jamais travaillé chez eux avant la crise", détaille-t-elle ensuite.

Le constat est là: les Belges semblent apprécier le télétravail. "Certaines entreprises se méfiaient de ce télétravail avant la crise, mais en un coup, c'est devenu la norme. Dans la plupart des cas, cela s'est passé plus facilement que prévu, ce qui nous fait croire que le télétravail restera la norme dans le futur, dans d'autres mesures, mais beaucoup de société vont se pencher sur le télétravail", estime Kathleen Jacobs.

Les pays européens n'ont pas tous adopté le télétravail de la même façon. Comment l'expliquer ? "La culture d'entreprise peut expliquer ce pourcentage. Il y a aussi les mesures prises par le gouvernement, l'impact est différent dans chaque pays. Il y a encore une répartition sectorielle du travail qui varie selon les pays", explique la conseillère juridique de SD Works.

Selon elle, le télétravail a aussi engendré un changement d'approche dans les relations entre les employeurs et les travailleurs. "Ce ne sont pas des vacances. Cela demande juste un changement d'attitude, pour l'employeur et le travailleur. Ils ont déjà un contrat de travail, mais ici, on doit créer un contrat de confiance. On doit faire des accords clairs, avoir une bonne communication avec le personnel et dans ce cas-là, le télétravail peut s'organiser facilement dans un climat de confiance mutuelle", explique-t-elle.

 

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