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"Imbroglio à la frontière belge", "Pagaille": le couac des visites transfrontalières fait la une en France

© Belga - La VDN

Ce vendredi soir, le ministre belge de l'Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), a annoncé que les visites familiales entre les pays frontaliers étaient autorisées dès ce samedi. Ce samedi, le ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin, a pris le relais en matière de communication. Celui-ci a confirmé l'annonce, précisant que pour le Grand-Duché du Luxembourg, il était même possible d'y aller faire ses courses. Sauf que ce samedi matin, de nombreux Belges nous ont contacté via le bouton orange Alertez-nous: ils ont été refoulés à la frontière française. Nous avons donc ensuite contacté le ministère français de l'Intérieur, qui assure qu'il n'y a pas d'accord de réouverture pour ce samedi et que la frontière reste donc fermée. Toutes les précisions sont dans cet article.

Ce couac monumental n'a pas manqué de faire réagir des médias français. Le quotidien La Voix du Nord a publié un article en une de son site. Le ton est quelque peu piquant. Voici ce que l'on peut lire: "Un article de la RTBF nous a fait ouvrir de grands yeux. Il y est question de la possibilité de se rendre dès aujourd’hui en Belgique pour y voir sa famille et pour aller faire ses courses...".

Tout comme nous avons appelé le ministère français de l'Intérieur pour savoir ce qu'il en était, nos confrères de La Voix du Nord ont appelé de leur côté la préfecture du Nord. Elle "nous a confirmé qu’il n’était pas question de prévoir une escapade en Belgique dès aujourd’hui, de même que les Belges devront encore patienter un peu pour venir faire des courses en France", publie le quotidien.

Pagaille et déception à la frontière franco-belge

De son côté, l'Agence France Presse (AFP parle de "pagaille et de déception" dans une dépêche relayée auprès de la plupart des médias français. "Depuis ce matin, plus de cent véhicules ont dû faire demi tour", explique à l'AFP sous couvert d'anonymat l'un des trois policiers en faction au poste-frontière de Saint-Aybert, sur l'autoroute reliant Bruxelles à Paris. "Nous n'avons reçu aucune nouvelle directive, on nous a dit de continuer les contrôles comme avant", a-t-il ajouté.

Parmi les conducteurs refoulés, la tristesse domine. "Nous sommes déçus", réagit les larmes aux yeux Renée-France Ringard, une Belge d'une cinquantaine d'années qui comptait retrouver son père demeurant à Croix, dans la banlieue de Lille.

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