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"Je suis arrivée et c’était trop tard": la fille de 17 ans de Karin s’est suicidée, après avoir été harcelée durant des années

Un témoignage très émouvant, celui d’une maman qui souhaite pousser un cri d'alarme contre le harcèlement à l'école. On vous en parle régulièrement, avec parfois des issues dramatiques. La fille de Karin, Sarah, s'est suicidée à l'âge de 17 ans après avoir été harcelée durant des années par ses camarades de classe. Mathieu Langer et Gaetan Delhez ont rencontré cette maman meurtrie pour le RTLinfo 13H.

"Elle s’est changée, elle s’est maquillée, elle a mis ses bijoux et voilà… Je suis arrivée et c’était trop tard", confie Karin, la maman de Sarah.
Sa fille a mis fin à ses jours le 8 mars dernier, à l’âge de 17 ans. Harcelée à l’école depuis la deuxième année primaire, Sarah a laissé une lettre à sa maman. "Elle disait que son esprit et son corps était devenu une prison, que son âme mourait à petit feu et elle nous a mis, prouvez-moi que la vie vaut la peine d’être vécue, en étant heureux", raconte Karin.


Ses parents avaient averti l'école

La jeune fille était le souffre-douleur d’une seule personne qui a ligué ses amies contre elle jusqu’en secondaire à l’IPES de Herstal. Ses parents avaient pourtant averti la direction à plusieurs reprises.

"C’est l’institutrice qui m’avait dit Sarah n’avait qu’une seule amie par année et c’est vrai que c’était le petit oiseau pour le chat. La fille harceleuse faisait ça en toute impunité puisque Sarah était trop gentille, trop faible", résume la maman.

Karin s’est sentie terriblement impuissante face au harcèlement qu’a subi sa fille: "J’ai été chez la psychologue, la kinésiologue, l’hypnothérapeute enfin j’ai fait tout ce que j’ai pu pour essayer de la sortir de ça mais je pense que c’était déjà bien ancré, c’était déjà trop tard."


Une prise de conscience

Aujourd’hui, elle veut faire bouger les choses pour éviter que d’autres drames ne se produisent.

"Toutes les semaines, il y a un cas. C’est presque pire que le terrorisme maintenant, il faut que cela s’arrête, c’est un fléau, ce n’est même plus un phénomène de société."

Demain à 13h, Karin organisera une marche blanche à Herstal devant l’école de sa fille. La maman espère avant tout une prise de conscience.


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