"Je viens de sonner à ma mère qui m'a dit que je devais rentrer": les cours étant annulés en ce jour de grève, des élèves de secondaire rebroussent chemin

Les écoles aussi sont concernées par la grève intersectorielle de ce mardi. Ce matin, trois écoles sur quatre du réseau officiel de la fédération Wallonie-Bruxelles étaient fermées, des piquets ont été installés à l’entrée et les élèves du secondaire ont été priés de rentrer chez eux. Samuel Ledoux, Mathieu Col, Mathieu Langer et Marc Evrard ont récolté des réactions pour le RTL INFO 13H.

Piquets de grève et distribution de tracts : depuis 7 heures ce matin, les élèves sont interpellés par les délégués syndicaux CGSP aux portes de l’école. "Ici, le mot d’ordre, c’était, pas d’insécurité pour les enfants, c’est-à-dire que les élèves de première et deuxième année, les "petits" de secondaire, ont la possibilité de rentrer. Les plus grands, on essaye de les convaincre, s’ils ont la possibilité de rentrer chez eux", détaille Maud Dehousse, déléguée syndicale CGSP à l’Athénée Liège Atlas.


"J’ai pris une photo, pour pouvoir avoir un mot d’excuse pour l’école"

Les cours sont annulés, mais malgré le nombre de personnel, les élèves qui le désirent restent encadrés à l’intérieur de l’établissement. D’autres, comme Alexandre, ont choisi d’immortaliser l’instant avant de rebrousser chemin: "J’ai pris une photo, pour pouvoir avoir un mot d’excuse pour l’école. Je viens de sonner à ma mère, qui m’a dit que je devais rentrer, pour pouvoir profiter de la journée justement, et comme ça, on fait grève".


Des saynètes pour dénoncer la pénibilité du travail

A 10 heures, plus de 200 délégués ont suivi une formation spéciale, avec des saynètes parodiques pour dénoncer la pénibilité du travail dans le secteur public. "On aimerait bien avoir des personnes âgées d’un côté, qui vont être formées pour voir comment elles peuvent tenir jusqu’à au moins 67 ans, parce qu’on ne sait pas si on va devoir aller plus loin, et de l’autre côté toute cette armée de chômeurs qui est en train de se former, qui ne demande qu’une chose, de travailler, et qui se retrouve sans emploi", explique Murielle Wellens, présidente du secteur enseignement CGSP Liège.

Dans le réseau officiel de la fédération Wallonie-Bruxelles, aujourd’hui à Liège, trois écoles secondaires sur quatre sont restées fermées.

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