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"Je vois le ministre lundi, on verra ce qu’il répond": les agents bientôt en grève suite à l’annonce de Koen Geens sur les congés pénitentiaires?

Le monde judiciaire est remonté contre la décision du ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) de suspendre les longs congés pénitentiaires. Toutes les nouvelles demandes seront refusées jusqu’à nouvel ordre. Cette décision risque aussi d’avoir des conséquences dans l’organisation des prisons.

Invité du RTLINFO 13h, Michel Jacobs, secrétaire général de la CGSP Prisons, a expliqué l’impact que cette décision risque d’avoir dans les prisons. "Vous risquez d’avoir une surpopulation qui va croissante et qui va atteindre encore des sommets, alors qu’elle avait tendance, depuis quelques mois, à redescendre, confie-t-il à Olivier Schoonejans. Il va donc y avoir des difficultés au sein des établissements pour effectuer un travail correct. Si le ministre a pris cette décision, j’espère qu’il prendra aussi une autre décision : mettre du personnel en suffisance pour gérer cette surpopulation."

Le secrétaire général de la CGSP Prisons craint la réaction des détenus. "Quand vous donnez à quelqu’un la possibilité de sortie et puis que vous la lui enlevez, il faut lui expliquer, être pédagogue. Ici, il n’y a aucune pédagogie, il y a simplement un communiqué et on dit que c’est fini… On va redistribuer, on va bloquer. Je crains surtout pour les agents pénitentiaires."


Vers une grève ?

Cette mesure est-elle une bonne option pour éviter un drame comme celui de Liège. "Je ne discuterai pas sur l’option, je sais simplement que c’était en partie pour la surpopulation qu’on avait créé ce congé. Les terreaux, comme on les appelle, ne sortiront plus, mais je rappelle aussi qu’à la fin de leur peine, ils devront sortir. Qu’on m’explique la plus-value, c’est tout ce que je demande."

Les agents comptent-ils lancer un préavis de grève ? "Je vois le ministre lundi matin, à 8h. Je lui parlerai de sa décision et lui demanderai quelle sera la mise en place pour colmater la surpopulation, que va-t-il faire… On verra ses réponses et j’irai voir mes collègues."

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