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"Le risque zéro n'existe pas": devenus des cibles, les policiers adaptent leur travail après les attaques de Charleroi et Liège

L'attaque à Liège rappelle notamment celle du 6 août 2016 à Charleroi. Deux policières avaient été agressées avec une machette devant l'hôtel de police. Depuis, qu’est-ce qui a changé en matière de sécurité et de patrouilles ? Quand l’uniforme devient une cible, comment vit-on avec cette menace ?

En intervention, la routine n’existe plus. Depuis deux ans, les agents sont davantage en alerte. "Beaucoup de choses ont changé, confie Philippe Bailly, représentant permanent du syndicat libre de la fonction publique de la police du Hainaut. Il y a une prise de conscience que nous devenons des victimes plus que potentielles. Il y a donc une vigilance accrue par rapport au travail journalier. Les policiers sont beaucoup plus attentifs lorsqu’ils prennent leur véhicule ou qu’ils interviennent. On est beaucoup plus attentif à notre environnement direct et immédiat."


"Le risque zéro n'existe pas"

La manière d’intervenir a changé. Les forces sont adaptées. En cas de doute, deux équipes prennent le départ. Sur le terrain, il y a plus de distance avec les citoyens, si nécessaire plusieurs mètres pour rapidement se protéger en cas d’incident. "Il est évident que le risque zéro n’existe pas et nous avons malheureusement vu ce qu’il s’est passé à Liège. Mais nous essayons de ne pas tomber dans une routine et donc d’être vigilants pour notre propre sécurité, lors d’interventions ou de patrouilles quotidiennes dans les rues."

Une nouvelle approche de la sécurité concerne aussi les bâtiments. Après des mois de fouilles à l’entrée de l’hôtel de police sous le niveau d’alerte 3, les blocs de béton rappellent que les forces de l’ordre sont ciblées. La police, sous une nouvelle pression, a une nouvelle priorité : la sécurité de ses propres agents.

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