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"Nous avons été applaudis pendant la crise, nous voulons que les promesses soient tenues": infirmiers et aides-soignants manifestent à Mons

 
CORONAVIRUS

Les travailleurs du secteur non-marchand manifestaient ce midi à Mons, comme les 18 et 25 juin derniers. Ils mènent des actions de protestation depuis plusieurs semaines et espèrent ne pas être oubliés par le politique. Ils souhaitent des salaires revus à la hausse ainsi que de meilleures conditions de travail. Ces infirmiers, éducateurs ou encore aides-soignants attendent beaucoup du politique.

Yves Hellendorf, secrétaire national, non-marchand pour la CNE. "Que ce soit au niveau fédéral ou des autres entitéz, nous avons déposé des cahiers de revendications pour l'ensemble des professions. Au niveau fédéral, ça bouge. On a eu des réunions qui se sont terminées mardi passé avec un pré-accord. Les négociateurs gouvernementaux vont le déposer ce vendredi auprès du kern et ils reviennent avec une décision ou une proposition budgétaire. Si elle est suffisante, on pourra finaliser un accord la semaine prochaine à déposer au Parlement pour qu'il soit validé encore avant le 21 juillet. C'est encourageant pour nous. Maintenant c'est clair qu'au niveau de la Région wallonne, de la Fédération Wallonie- Bruxelles ou de Bruxelles, là, c'est un silence assourdissant. On n'a aucune réponse, de calendrier, même de négociations, et on craint le pire. Le pire, ce serait qu'on cadenasse tous les conclaves budgétaires avant le 21 juillet et qu'on nous reçoive après avec quelques miettes. Si c'était le cas, toutes ces professions, dès le mois de septembre, seraient dans la rue parce que nous avons été applaudis pendant la crise, nous voulons que les promesses qui ont été faites par chacun, c'est-à-dire revaloriser ces professions, elle soient tenues aujourd'hui, dès le budget 2021".

Au niveau wallon, une prime a été proposée. "Ça vient maintenant avec des primes, ce que nous appelons les primes "cacahuètes" ou les primes "sucette", c'est-à-dire qu'on va vous donner une prime pour aller au resto ou au cinéma une fois, mais après, que va-t-il se passer ? Ces gens-là, ils ont besoin de d'être revalorisés, d'être reconnus dans leur profession aujourd'hui et demain. Ce n'est pas d'une sucette dont on a besoin".

 

 

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