"Nous ne sommes pas Walibi, on tire 1,5 million de coups par an": l'armée de terre met en garde les intrus qui s’aventurent dans le domaine militaire

La composante "terre" de l'armée belge ouvre ses portes ce dimanche. Huit casernes sont accessibles au public. Une façon de se familiariser avec les différents aspects de la vie militaire, et aussi de donner accès à la population à ces domaines qui attisent souvent la curiosité, mais qui sont habituellement formellement interdit au public. Christophe Clément et Benjamin Van Kelst ont suivi plusieurs participants pour le RTLinfo 13H.

Franchir un tunnel les pieds dans l’eau est l’un des 40 obstacles qui émaille le parcours de la composante "terre" de l’armée belge proposé au public ce dimanche. Basée sur l’entraide, l’épreuve permet de s’immerger dans un véritable camp d’entraînement militaire. "C’est vraiment cool parce que pour ceux qui vont un peu moins vite, on va à leur rythme, c’est vraiment de l’entraide, ça rapproche vraiment beaucoup. Dans les obstacles, on s’aide beaucoup, on attend les autres, on ne se focus pas à aller devant et on attend vraiment les autres", a commenté l’un des participants au micro de Christophe Clément pour le RTLinfo 13H.


"Ne venez jamais d’initiative"

Cette solidarité est bien nécessaire, notamment au moment de franchir l’enchaînement de bosses et de fosses qui évoque un peu le relief d’un champ de bataille. Pour l’armée, cette journée est aussi l’occasion de faire de la prévention, car des intrus s’aventurent régulièrement dans le domaine militaire. "Nous ne sommes pas un Walibi ou un Pairi Daza, nous sommes un camp d’entraînement militaire. Nous faisons certaines activités, mais surtout en leur rappelant : ‘Ne venez jamais d’initiative. Nous tirons dans ce camp, on tire 1,5 million de coups par an, de tout type. On fait des exercices avec des hélicoptères, des véhicules dangereux, donc venez quand vous êtes invités et là, on vous encadre et vous êtes les bienvenus.’ Autrement, évitez d’y mettre les pieds s’il vous plaît", a insisté Patrick Rober, officier de sécurité du "Camp Roi Albert", face à la caméra de Benjamin Van Kelst.

320 participants ont aujourd’hui pris part à l’épreuve. Les militaires les plus entraînés bouclent le parcours de 13 km en 1h30, mais il faudra sans doute 3 ou 4 heures à la plupart des civils.

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