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2 ans après les attentats à Brussels Airport, Sébastien Bellin raconte: "On a mis une pancarte rouge sur moi, je me suis dit "Je vais mourir""

2 ans après les attentats à Brussels Airport, Sébastien Bellin raconte:

Ce soir, l’émission Les Orages de la vie est en partie consacrée aux attentats du 22 mars 2016. Vous entendrez le témoignage de Sébastien Bellin, il a échappé à la mort à l’aéroport de Bruxelles. Grièvement blessé, l’ancien capitaine de notre équipe nationale de basket a entrepris de se reconstruire seul, sans plus compter sur l’aide des autorités et des assurances.


"J’entends les cris, et je vois tout qui commence à tomber"

"J’entends les cris, et je vois tout qui commence à tomber", se remémore Sébastien Bellin. "Je me souviens du bruit, de la fumée, je vois très bien que c’est quelque chose de très grave".

Il n’y a pas de mot à la violence, surtout dans un endroit fermé, il n’y a pas de mot à ce que ton corps ressent. Psychiquement, physiquement, vraiment, ça te détruit comme c’est pas possible.


"Rouge, c’est urgent, premier dans les ambulances"

Ce que les gens ne savent pas, c’est que dans des moments comme ca, ils mettent des pancartes sur les morts et les blessés. Une pancarte verte, ça veut dire que le blessé a une petite égratignure, c’est pas grand-chose, c’est pas prioritaire. Jaune, ça devient plus sérieux, il faut traiter, mais ce n’est pas prioritaire non plus. Rouge, c’est urgent, premier dans les ambulances. Noir, c’est "Il va mourir, ce n’est pas une priorité, il ne faut même pas le traiter".

Moi, j’ai reçu une rouge, ça veut dire que quand le gars a mis une pancarte rouge autour de moi, je suis en train de le regarder en disant "je vais mourir, je vais mourir".

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