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Le prix des places en crèche déterminé par les revenus des parents: Alda Greoli présente son plan

La ministre de la petite enfance Alda Greoli a finalisé son plan pour l'accueil des tout petits. Elle l'a détaillé à 7h50 au micro de Martin Buxant sur Bel RTL.

La ministre en charge de la Petite enfance Alda Greoli (CDH) entend réduire le coût de l'accueil de la petite famille pour une majorité de ménages et faire payer davantage aux parents les plus aisés. Elle présentera au gouvernement cette semaine une réforme des milieux d'accueil, sorte de "pacte d'excellence" du secteur.


"Les parents fragilisés payent moins cher"

"On va réformer la participation financière des parents. Elle dépendra davantage de leurs revenus, pour rendre les crèches plus accessibles aux bas salaires. On va simplifier les tranches financières de référence. Aujourd'hui, payer 550, 600, 700 euros, ce n'est pas rare. Au final, la crèche coûtera moins cher pour une majorité de parents", explique Alda Greoli. La ministre n'avance aucun chiffre, mais affirme que "des projections ont été faites".

"Aujourd’hui, ce que paye un parent contribue à l’équilibre financier de la crèche. Un des enjeux de la réforme est que les milieux d’accueil ne soient pas mis en danger", a-t-elle précisé au micro de Martin Buxant. "Il faut mieux les subventionner. Actuellement, les crèches ont tout intérêt à prendre les parents qui ont des hauts revenus car ils contribuent à l’équilibre financier. Donc la réforme va maintenant faire en sorte que ce que payent les parents n’intervienne plus dans l’équilibre financier. L’objectif est que les parents fragilisés payent moins cher. Une tranche (2 à 3%) de la population payera un peu plus cher. Nous voulons plus d’égalité."


2.000 nouvelles places en Wallonie

La ministre annonce aussi mettre 48 millions d'euros sur la table pour ouvrir 2.000 nouvelles places en Wallonie, dont 963 réservées pour Liège et le Hainaut. "C'est là que le taux de couverture - le nombre de places par rapport aux 0-2,5 ans de la commune - est le moins élevé, alors que ces deux provinces totalisent 47% des enfants concernés", justifie Mme Greoli. Toutefois, "ouvrir des places supplémentaires, c'est bien. Mais je veux aussi pérenniser celles qui existent, sinon on ouvre des places alors que d'autres ferment". Pour cela elle entend aussi harmoniser les subventions (75 % de leurs frais de fonctionnement pour les crèches, les haltes-accueil ne recevant, elles, que 12.500 euros par an) et amener les structures les moins financées à hauteur des milieux d'accueil bien subsidiés.

Pour cela, 11 millions sont nécessaires. Le plan de la ministre réorganisera la formation des personnes en charge de la petite enfance pour améliorer la qualité des prestations et permettre des évolutions de carrière.

Le texte de cette réforme des milieux d’accueil sera présenté dans les 15 jours au gouvernement de la fédération Wallonie Bruxelles. Point de crispation possible entre le cdH et le PS: le budget global de cette réforme. Il n’y a pas encore d’accord. 


Un nouveau statut pour les accueillantes

Autre point de la réforme: les accueillantes auront un nouveau statut. Il ne suffit pas de créer des places supplémentaires. Il faut aussi refinancer le secteur.

Moins d'une accueillante sur quatre a un statut salarié. A l'horizon 2025, la ministre souhaite que toutes ces accueillantes aient un statut décent.

Enfin, il y a cet outil mis en place par l'ONE pour trouver plus facilement une place en crèche. Le site internet devrait permettre aux parents de pouvoir suivre en temps réel l'évolution des places disponibles dans les crèches près de chez eux. On parle bien d'un projet à l'heure qu'il est. Un premier test devrait avoir lieu en janvier.

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