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24h plus tôt, ce filtre était blanc: "Cela correspond à la quantité de particules que vous avez respirée sur une journée" (vidéo)

L'agence française de sécurité sanitaire lance une alerte: attention aux particules ultra-fines. Ce polluant microscopique est émis par la circulation automobile et les chauffages. Il est particulièrement dangereux pour la santé. À Liège, des stations de mesure sont installées depuis plusieurs mois pour calculer précisément la concentration dans l'air de ces polluants.

On le sait : les particules fines sont mauvaises pour la santé. Émises notamment par le trafic automobile, elles entraînent des risques cardiovasculaire et respiratoire. 

Mais il existe aussi des particules ultra-fines. Elles sont 5 à 10 mille fois plus petites qu’un grain de sable. Une taille qui les rend difficile à analyser. "Quand ces particules sont émises par le pot d'échappement des voitures, elles sont très fines et vont très vite réagir avec d'autres composés, explique Benjamin Bergmans, travaillant au service qualité de l'air à l'institut scientifique de service public. C'est pour cela qu'elles sont si toxiques car la plupart des composés organiques volatiles et des polluants vont venir s'accrocher dessus".

Tellement petites qu’elles peuvent atteindre le cerveau et rejoindre notre circulation sanguine. Chaque Belge perd au moins deux années d’espérance de vie à cause de l’air qu’il respire.

 
La couleur des filtres en dit long sur la quantité de particules fines et ultra-fines que l'on respire

C’est essentiellement où la circulation automobile est la plus dense que les particules se dispersent dans l’air. Un responsable du service qualité de l'air à l'institut scientifique de service public montre le résultat des relevés effectués. La couleur du filtre après prélèvement est saisissante. "Il y a deux filtres, le vierge tel qu'on le met dans l'appareil et l'autre après 24 heures de prélèvements, éclaire Guy Gerard. Donc, cela correspond à la quantité de particules que vous avez respirée sur une journée".

Pour la première fois en Wallonie, on étudie la qualité de l’air en milieu urbain. Le but est de mesurer la pollution liée aux voitures. "On a acquis cet appareil il y a huit ans et on était précurseurs, se félicite Benjamin Bergmans en montrant le compteur de particules. Cela permet de séparer les particules en fonction de leur taille. On a donc des informations sur leur nombre et leur taille".

Actuellement, ni l’union européenne, ni l’organisation mondiale de la santé (OMS) n’ont établi de réglementions concernant la concentration de particules ultra-fines dans l’air.  

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