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Il y a 4 ans, Patricia perdait sa fille dans les attentats de Paris: "On ne doit jamais oublier que cette nuit-là, des fous furieux sont venus assassiner"

Il y a 4 ans, Patricia perdait sa fille dans les attentats de Paris:
©BELGA

Il y a 4 ans, les attentats de Paris faisaient 131 morts et 413 blessés. Des attentats perpétrés quasi simultanément au stade de France, sur les plusieurs terrasses de restaurants, et au Bataclan. Ces attaques ont été revendiquées par le groupe terroriste Etat islamique, autrement appelé Daech et ont été suivies par les attentats de Bruxelles... L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) a baissé le niveau de la menace en Belgique à 2 sur une échelle de 4.

"Comme chaque année, cette journée est très douloureuse". En ce 13 novembre, la douleur reste intacte pour les proches des victimes comme le rappelle Patricia. Sa fille Priscillia est décédée au Bataclan en 2015. "Il va falloir se mettre une carapace pour ne pas s'effondrer", poursuit-elle. Autour d'elle, on lui conseille souvent "vous devriez passer à autre chose." Mais il n'en est pas question pour Patricia : "Non. On vit avec. On ne doit jamais oublier que cette nuit-là, des fous furieux sont venus les assassiner." Un devoir de souvenir et une lutte permanente. Aujourd'hui, la menace a évolué.

Depuis janvier 2018, le niveau de la menace en Belgique a été baissé à 2 sur une échelle de 4 par l'OCAM. Un niveau similaire à 2014, avant les attentas de Paris. Une diminution fondée sur la perte d'influence du mouvement terroriste et la diminution drastique d'enquêtes liées au terrorisme dans notre pays. Après le 13 novembre 2015, il y a eu les attentats de Bruxelles le 22 mars 2016 puis notre pays a été touché par 4 attentats revendiqués par Daech à Charleroi (06 août 2016), à Bruxelles (20 mai et 26 août 2017) et à Liège (29 mai 2018). 3 personnes on perdu la vie.

Mais bon nombre d'attentats auraient été déjoués en Europe selon le Conseil de sécurité de l'ONU, car les méthodes et les connaissances des auteurs potentiels seraient plutôt rudimentaires. La menace aujourd'hui, ce sont les attentats endogènes commis par des "homegrown terrorist fighters", aussi appelés "loups solitaires" et influencés par l'idéologie de Daech.

Selon les derniers chiffres d'octobre 2019, une cinquantaine de personnes inquiètent les autorités chez nous. Une soixantaine de prédicateurs de haine sont également surveillés.

Certes, Daech tel que nous l'avons connu n'existe plus. Mais le groupe terroriste peut encore nuire et il en a les moyens. Au niveau mondial, 30.000 combattants seraient toujours présents en Syrie ou en Irak. Les moyens financiers du groupe sont estimés à 300 millions de dollars. L'ONU considère que ce trésor de guerre pourrait servir à financer de nouveaux attentats à travers le monde, donc beaucoup estiment que l'accalmie pourrait être de courte durée.

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