En ce moment
 

8% des Belges font face à des risques sanitaires liés à l'eau du robinet: Carlo Di Antonio dément

900.000 Belges ont été exposés à des risques sanitaires liés à l'eau en 2015. C'est ce qu'indique la commission européenne dans le Soir. L'étude précise que la situation des canalisations d'eau est plus vétuste en Wallonie qu'en Flandre. À Mons par exemple, certaines canalisations datent de la fin du 19e siècle.

Une étude d'impact de la Commission européenne a récemment établi que 22,7 millions d'Européens ont été exposés en 2015 à des risques sanitaires liés à la qualité de l'eau qu'ils boivent. En Belgique, il s'agissait de 8% de la population. L'information est à lire mardi dans Le Soir.


Des doutes sur la méthode

Côté wallon, des acteurs du secteur émettent des doutes sur la méthode utilisée pour l'étude de la Commission, "pas très claire" selon Cédric Prevedello, conseiller technique chez Aquawal, l'Union professionnelle des opérateurs publics du cycle de l'eau potable en Wallonie. Mais l'étude permet d'attirer l'attention sur la situation wallonne, où le réseau est plus ancien qu'en Flandre et où il y a eu longtemps une tendance à "ne pas consacrer les sommes suffisantes pour entretenir correctement l'infrastructure", selon Benoît Moulin, porte-parole de la Société wallonne des eaux. "Il y a des canalisations du côté de Mons qui datent de la fin du XIXe siècle", précise-t-il.


Un taux non conforme de bactéries présentes

En matière de conformité avec les standards européens de qualité microbiologique de l'eau de distribution, la commune de Virton, pour la période 2014-2016, ainsi que celle de Vresse-sur-Semois sont à épingler, avec davantage d'analyses détectant un taux non conforme de bactéries présentes, note Le Soir. Virton a une situation particulière, puisque la commune a choisi de ne pas "chlorer l'eau en permanence, pour la distribuer pure à la population", selon les explications de l'échevin Vincent Wauthoz.


Carlo Di Antonio dément

Le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio a "fermement démenti" mardi l'information selon laquelle l'eau du robinet wallonne pourrait représenter un risque pour la santé des consommateurs.

"L'eau de distribution wallonne est d'excellente qualité sur l'ensemble du territoire et il s'agit du produit alimentaire le plus contrôlé", a martelé le ministre dans un communiqué. Le Soir faisait état mardi d'une étude d'impact de la Commission européenne établissant qu'en Belgique, 8% de la population avait été exposée en 2015 à des risques sanitaires liés à la qualité de l'eau qu'ils boivent. Mais le quotidien faisait aussi part des doutes des acteurs du secteur sur la méthodologie utilisée par la Commission, tout en attirant l'attention sur la vétusté d'une partie du réseau wallon de canalisations. "Avant d'arriver dans notre robinet, l'eau de distribution doit satisfaire à pas moins de 48 paramètres de qualité", rappelle le ministre Di Antonio.


250 millions d'euros investis

Les résultats concluent à un taux de conformité de l'eau du robinet pour les paramètres impératifs de 99,71%. Les 0,29% de non-conformité restants ne signifient pas pour autant une contamination entrainant une non-potabilité ou un risque pour la santé (ex: taux de fer légèrement supérieur), fait-il valoir. Depuis 2015, la Wallonie et les producteurs d'eau ont investi 250 millions d'euros pour maintenir et renforcer les standards "très élevés" d'accessibilité et de qualité de l'eau distribuée, dont la réhabilitation des conduites. Les investissement futurs sont aussi prévus.

Vos commentaires