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80% des salons de tatouage en infraction: "Certains tatoueurs continuent à utiliser des encres interdites car cancérigènes"

80% des salons de tatouage en infraction: "Certains tatoueurs continuent à utiliser des encres interdites car cancérigènes"
 
 

Huit salons de tatouage sur dix ne respectent pas toutes les règlementations. C'est une moyenne sur trois ans, basée sur des chiffres du SPF Santé publique, sachant que les contrôles ont été moins nombreux depuis le début de la crise sanitaire. Les infractions peuvent être administratives ou liées à l'hygiène.

L'infraction la plus courante est le non-enregistrement du tatoueur auprès du SPF Santé publique (23% des cas). Or, il est interdit d’exercer sans avoir reçu une formation de 20h sur la stérilité, les règles d’hygiène et aussi les risques d’infections.

La pose inconsidérée de tatouages peut avoir de graves conséquences. Elle peut par exemple entraîner des réactions allergiques, des infections ou d'autres complications médicales graves. "On pense bien sûr à toutes les maladies qui sont transmissibles par le sang, les hépatites, le sida, etc.", énumère Françoise Guiot, dermatologue.  

Une infraction sur dix (11%) était d'ailleurs relative à des problèmes de stérilité et d'hygiène. Cela concerne, par exemple, le dépassement de la date limite d'utilisation des aiguilles et des encres stériles. "Nous on utilise des aiguilles déjà emballées qui sont déjà stérilisées à usage unique", assure Bruno Menei, président de l’asbl Tatouage Belgique, qui exerce à Rixensart.

Des encres interdites encore utilisées 

Depuis janvier, certaines encres sont interdites en Europe car elles seraient cancérigènes, comme le précise la dermatologue: "Particulièrement le jaune, l’orange et le rouge, mais on sait très bien que certains tatoueurs continuent à les utiliser car ils ont du stock et qu’ils n’ont pas d’autres alternatives".

Bruno, lui, respecte les règles. Mais ce qui l’inquiète ce sont les centaines de tatoueurs clandestins qui ne sont par définition pas contrôlés. Stéphane, tatoué et content de l’être, résume les points d’attention. "Il y a l’hygiène, le changement d’aiguille, il y a beaucoup de choses dans le tatouage dont on doit quand même se méfier. Quand on y va, on est plus rassuré quand c’est quelqu’un d’officiel", témoigne-t-il.

Dans la plupart des cas, les salons en infraction se mettent en règle après un avertissement. 


 

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