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90 secondes pour comprendre pourquoi, cette année, le 1er avril divise les rédactions

90 secondes pour comprendre pourquoi, cette année, le 1er avril divise les rédactions
Image d'illustration
 
 

Ce matin dans sa chronique 90 secondes pour comprendre sur Bel RTL, Frédéric Moray a expliqué pourquoi cette année, le premier avril ne sera pas synonyme de blagues.

Le premier avril est traditionnellement un jour de blagues. Particulièrement dans les médias qui proposent généralement ce jour-là de fausses informations. Ce ne sera pas le cas partout cette année. Le contexte de l’actualité, les attentats de Bruxelles incitent les médias à la prudence. Difficile après les deux semaines que l’on vient de vivre d’arriver avec une information tronquée ou décalée. C’est pourquoi ce matin, les rédactions sont divisées. Des discussions ont eu lieu entre les chefs de rédaction, d’édition et les journalistes.

Chez nous, à RTLinfo, par exemple, le choix est de ne pas réaliser de "poisson d’avril". Compliqué de mobiliser des équipes déjà fort sollicitées et complétement impliquées dans une actualité difficile. Les équipes sont marquées par ces jours de travail intenses. Personne n’a vraiment le cœur à monter un canular. Le rire et l’humour restent bien entendu présents sur nos antennes, mais en dehors des rendez-vous d’informations, pour ne pas tout mélanger.


Qu’en est-il des autres rédactions ?

Nous avons réalisé un petit sondage hier en fin de journée. Particulièrement auprès des rédactions de presse écrite. Là aussi la question s’est posée. Les décisions sont partagées. Il y a les journaux qui ont décidé comme nous de ne pas publier de poisson d’avril en raison de l’actualité. Puis il y a ceux qui ont maintenu leur blague, mais uniquement dans leur page d’actualité plus légère. Souvent en pages régionales d’ailleurs.

Des blagues sans rapport avec le terrorisme ou le contexte de guerre dans le monde, pour ne pas amener de confusion. Mais des blagues, m’assure-t-on, drôles qui feront sourire les lecteurs. L’objectif est de renforcer le lien avec son public, lui rappeler que malgré tout la vie continue. Qu’il faut aller de l’avant.


Est-ce que c’était déjà arrivé auparavant que le poisson d’avril soit suspendu?

Non, pas pour des raisons d’actualité. Aussi loin que les rédacteurs en chef ou leurs adjoints que j’ai interrogés s’en souviennent, ce serait une première. Certains ont déjà décidé de ne pas proposer de poisson d’avril dans leurs journaux. Mais c’était plutôt pour des raisons de disponibilités ou de créativité.

Quoiqu’il en soit, restez prudent en ouvrant vos journaux ce matin, vous n’êtes quand même pas totalement à l’abri d’une blague.


 




 

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